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Le KeyArena de Seattle rénové par une entreprise privée

Le maire de Seattle annonce qu'une entreprise privée financera la rénovation du KeyArena au coût de 564 millions de dollars américains. Selon certains, un tel investissement ne peut qu'être associé à l'assurance d'obtenir une franchise dans la LNH.

Radio-Canada avec les informations d'Yvan Côté

Le maire Ed Murray a confirmé que l'entreprise Oak View Group (OVG) s'est vu octroyer le contrat de rénovation de l'édifice de 55 ans, ancienne demeure des SuperSonics de la NBA.

L'option de la construction d'un nouvel amphithéâtre est donc abandonnée.

Le président du groupe Tim Leiweke a aussi dévoilé le nom de nouveaux actionnaires qui entretiennent des liens étroits avec la LNH.

Parmi eux, Jerry Bruckheimer l'un des producteurs de Hollywood les plus en vue (« Pirates des Caraïbes », « CSI ») et le milliardaire David Bonderman, déjà actionnaire dans le T-Mobile Arena, demeure des Dark Knights de Las Vegas.

Voilà qui illustre parfaitement les ambitions du groupe de se joindre au circuit Bettman et de réintégrer le giron de la NBA.

Certains observateurs pensent même que ce n'est qu'une question de temps avant que l'octroi d'une franchise de la LNH à Seattle ne soit concrétisé.

« C’est beaucoup d’argent pour un groupe privé de dépenser 600 millions de dollars observe Geoff Baker journaliste au Seattle Times. C’est un grand projet pour faire ça seulement par la chance. Ils savent déjà qu’on va avoir une équipe ici. Je crois que les négociations ont déjà commencé. »

Une théorie qui n'a rien de farfelu compte tenu de la nécessité d'ajouter une autre équipe dans l'Ouest pour équilibrer les deux associations (16 formations de chaque côté).

Le nord-ouest des États-Unis représente aussi un territoire inexploré que semblent avides d'exploiter les dirigeants de la LNH, un empressement plus enthousiaste que celui qu'ils manifestent à l'endroit de Québec. C'est à Seattle ou dans sa région qu'on retrouve notamment les sièges sociaux d'Amazon, Microsoft, Starbucks, Expédia. En comparaison, pour Gary Bettman et sa garde rapprochée, l'arbre de la faiblesse du huard cache la forêt du dynamisme de Québec.

« (En parlant de Québec) On ne va pas gagner beaucoup plus d’argent si l’on met deux équipes, estime Baker. Mais ici, dans ce coin de l’Amérique, on n‘a pas d’équipe. C’est un grand marché, une grande opportunité, pas seulement ici, mais aussi au sud. On a des partisans de hockey à Portland, ici à Seattle… plus au nord, jusqu’aux frontières avec le Canada. C’est une grande région avec beaucoup d’argent et la Ligue voit que c’est un marché qui n’est pas servi. C’est différent de la situation à Québec. »

Une autre grande différence avec Québec : le mode de financement.

« Ils (la ville) vont chercher des taxes et d’autres choses publiques, mais pas beaucoup comme on a dans les autres sites…comme au Québec où l’on a eu beaucoup d’argent du public. Ici, il y a un peu d’argent du public après la construction. Ça va être presque tout privé, c’est un grand cadeau pour la ville. »

Pendant qu'une rivalité Seattle-Vancouver naîtrait d'une nouvelle expansion, celle entre Québec et Montréal devra vraisemblablement compter sur la délocalisation d'une franchise en difficulté pour ressusciter.

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