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Le lac Saint-Charles montre des signes de vieillesse

Le lac Saint-Charles, la principale source d'eau potable de Québec, montre des signes de vieillesse. Une association de protection de l'environnement lance un appel à la sensibilisation.

La coordonnatrice scientifique de l'Association pour la protection de l'environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) observe une prolifération de plantes aquatiques et de sels de voiries, ce qui correspond à un vieillissement accéléré du lac.

« Pour l'instant, la qualité d'eau est encore très bonne au niveau de l'eau potable, mais on est inquiet par rapport à ce qui peut s'en venir dans l'avenir », soulève Sonja Behmel.

L'APEL et ses partenaires ont organisé dimanche un grand rassemblement familial pour initier les jeunes et les moins jeunes à la protection du cours d’eau, qui est la source d’eau potable de plus de 50 % de la population de la région de Québec.

« Si on contribue tous, un petit mouvement, bien ça peut apporter soit une amélioration, soit la longévité du lac », affirme un résident de Lac-Saint-Charles, Shany Boutin.

Les espaces verts qui entourent le lac contribuent à la préservation du cours d’eau. Des arbres ont donc été distribués durant la journée de sensibilisation.

« Les riverains dans tout le bassin versant sont invités à restaurer les rives, parce que c'est le dernier rempart, le dernier filtre avant l'arrivée dans le lac », dit la directrice générale de l’APEL, Mylène Deslongchamps.

Dessaler le lac

L'une des menaces les plus importantes, c'est le sel de voirie, qui se multiplie au fur et à mesure que le développement urbain prend de l'ampleur, notamment à Stoneham et à Lac-Beauport.

« Parce qu’on a de plus en plus de routes et on veut aller de plus en plus rapidement au travail le matin, donc ce qu’on fait c’est qu’on met de plus en plus de sel. C’est l’une des choses qui est vraiment problématique », souligne-t-elle.

Elle ajoute que les coûts sont importants et que l’association tente de trouver des alternatives.

La directrice générale indique que plus de 6km de forêts ont été perdus entre 2007 et 2013.

« On perd énormément de forêts au profit souvent des routes, autoroutes et aussi de maisons. On souhaite que les gens renaturalisent le territoire, restaure le territoire parce que la végétation, ça filtre l'eau », affirme Mme Deslongchamps.

Protection des sources d'eau

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) ainsi que les villes de Stoneham et de Lac-Beauport contestent le jugement rendant inopérant le règlement de contrôle intérimaire (RCI) sur la protection des sources d'eau potable, qui venait restreindre l'émission de permis de construction dans les bassins versants du lac Saint-Charles.

De son côté, l’APEL demande une médiation pour trouver un terrain d'entente entre les différentes parties.

L'association aimerait que le gouvernement du Québec prenne en charge ce dossier et en fasse un modèle pour la province.

D’après les informations de Léa Beauchesne

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