Retour

Le maire de Château-Richer défend sa gestion

Le maire de Château-Richer affirme que sa municipalité est en excellente santé financière. Frédéric Dancause cite des données du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) qui démontrent que la Ville est moins endettée que la plupart des municipalités de taille comparable de la région.

Un texte de Jean-François Nadeau

Le maire tient ainsi à répondre aux citoyens qui ont déposé une plainte au MAMOT. Les plaignants s'interrogent sur la gestion financière de la ville, le roulement de personnel qu'ils considèrent comme élevé et le manque de transparence de l'administration municipale.

Pourtant, selon les données du MAMOT, l'endettement net à long terme par unité d'évaluation est de 3553 $ à Château-Richer, alors qu'il s'élève en moyenne à 8440 $ pour la région administrative.

Frédéric Dancause se dit victime d'une campagne de harcèlement préélectoral. « La Ville de Château-Richer est saine, son taux d'endettement est bas et le taux de taxation est aussi très bas. C'est toujours le même groupe de 12, 15 personnes qui s'attaquent à moi d'une façon récurrente. »

Frédéric Dancause est conscient que son style et ses façons de faire peuvent déranger. Il dit être en poste pour changer des méthodes de gestion ancrées depuis longtemps.

« C'est sûr que je suis quelqu'un de très rigoureux. Je planifie des dossiers, on se donne des échéances et il faut y arriver. En 2012, par exemple, les employés de la Ville recevaient dans une enveloppe, de l'argent sonnant. On leur donnait leur REER dans une enveloppe cachetée tous les mois. Ça n'avait pas de bon sens », illustre-t-il.

Pour ce qui est du roulement de personnel administratif, le maire l'explique de cette façon : « On a des chasseurs de têtes qui viennent chasser nos employés de qualité. On en a quelques-uns qui sont partis depuis 3, 4 ans. »

Les plaignants reprochent aussi aux élus de tenir régulièrement des réunions extraordinaires tard le soir ou tôt le matin, vers 7 h ou 7 h 30.

Frédéric Dancause en convient, mais assure que la Ville n'a pas le choix d'agir de la sorte, parce que les élus ne travaillent pas à la municipalité à temps plein et que les disponibilités de chacun sont limitées. Il affirme que l'objectif n'est pas de faire des cachettes, mais bien de favoriser l'avancée des dossiers.

Le maire a quand même demandé au personnel administratif de Château-Richer de planifier davantage de réunions régulières du conseil municipal dans les périodes de pointe.

L'objectif est d'augmenter leur nombre de 50 % dès l'an prochain, ce qui permettra de réduire du même coup le nombre de réunions extraordinaires.

Plus d'articles