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Le maire Labeaume encense son bilan financier

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a dressé jeudi matin un bilan financier des dix dernières années de son administration. L'exercice, qui survient à huit jours du déclenchement officiel des élections municipales, n'a rien d'électoraliste, affirme le maire.

Un texte de Louis Gagné

Régis Labeaume et son équipe ont présenté un bilan financier positif pour 2008 à 2017. Le maire en a profité pour vanter la gestion « rigoureuse » de son administration, qui a permis selon lui de redresser la situation financière de la municipalité.

Il a notamment souligné les efforts de la Ville pour contrôler les dépenses et maintenir les investissements à un niveau « élevé », tout en diminuant les emprunts.

Selon l’administration Labeaume, la performance financière de la municipalité a permis de conserver la cote de crédit Aa2 décernée par l’agence de notation Moody’s, contribuant ainsi à réduire les coûts d’emprunt et les intérêts que la Ville paie sur sa dette.

« On n'est pas en période électorale »

Le moment choisi pour présenter ce bilan a soulevé les questions des journalistes à la suite de la présentation. Régis Labeaume rétorque que l'exercice n'a rien d'électoraliste.

« Ce n'est pas électoraliste, c'est ça les chiffres. Qu'ils soient [publiés] maintenant ou après, ça donne ça. […] Vous savez bien que les gens vont poser des questions sur la taxation et sur les budgets pendant les élections. Ils vont poser des questions sur tout. On donne les réponses avant, on est à l'aise », a déclaré le maire Labeaume.

Régis Labeaume, qui fait ce bilan chaque année à la fin de l'automne, au début décembre ou encore au printemps, se défend en affirmant vouloir mettre cartes sur table et éviter la confusion avant le déclenchement des élections.

« On n'est pas en période électorale […] ça commence le 22, a-t-il martelé. On aurait pu le faire il y a deux mois. Vous auriez dit : "C'est deux mois avant la campagne", mais il y a un cut off, c'est fait pour ça, et c'est le 22. »

Gestion « improvisée » et « irréfléchie »

La chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Anne Guérette, ne partage pas le même enthousiasme du maire par rapport à sa gestion des dix dernières années. Elle soutient que la dette a doublé depuis l’arrivée au pouvoir de Régis Labeaume, en 2007.

Mme Guérette accuse son adversaire d’avoir dépensé l’argent des contribuables « de façon improvisée [et] irréfléchie ».

« Il fait des points de presse pour essayer de faire croire au monde qu'il gère bien sa ville, c'est pas vrai. Si elle avait été bien gérée, notre dette ne serait pas aussi élevée et nos comptes de taxes non plus », a lancé la chef de Démocratie Québec.

Avec les informations de Louise Boisvert et d’Olivier Lemieux

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