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Le maire Labeaume fait le plein d'appuis pour le projet de transport collectif

Le maire de Québec s'est retrouvé en territoire conquis lors de la deuxième séance de consultation publique sur le projet de transport structurant. Plusieurs l'ont pressé de doter la ville d'infrastructures modernes.

Un texte de Louise Boisvert

Ils étaient plus de 200 à participer à cet exercice de consultations. Une longue séance de trois heures et demie qui a réuni des gens provenant principalement des quartiers centraux de la ville de Québec. Une cinquantaine de citoyens ont pris la parole, essentiellement pour donner leur appui au projet du défunt Service rapide par bus (SRB).

« Je vous appuie dans ce projet s'il peut renaître », a lancé Benoît Cormier, résident de Limoilou et père de deux enfants. « Qu'on arrive à concrétiser le projet au plus vite! » a renchéri Catherine Craig St-Louis, jeune citoyenne qui a renoncé à l'automobile par choix.

Tracé sur le boulevard René-Lévesque

Bien que l'appui soit ferme pour le projet de réseau structurant, plusieurs ont soulevé la possibilité que la Ville retienne l'idée d'un tracé en haute-ville, quitte à retrancher une voie pour les automobilistes.

Dans une vidéo présentée en début de séance, la Ville a fait la démonstration qu'un parcours en haute-ville nécessiterait l'expropriation de 34 bâtiments à des fins de démolition, la perte de 300 espaces de stationnement et la coupe de 200 arbres. Elle n'envisage pas de retrancher une voie automobile.

Pierre Yves Chopin, du quartier Saint-Sauveur, s'est demandé si les villes dans le monde qui ont implanté un réseau de transport structurant l'ont fait sans toucher aux voies de circulation. « C'est certain que c'est difficile », a-t-il dit en s'adressant au maire Labeaume qui était assis dans la salle. « Parlez-en à votre ami de Bordeaux, le maire Alain Juppé, il a trouvé cela très difficile. Il s'est quand même fait réélire », a-t-il ajouté. Une déclaration qui a fait bien rire le maire de Québec.

Des préoccupations sociales

D'autres se sont inquiétés des conséquences de l'arrivée du réseau sur le boulevard Charest, dans le quartier Saint-Sauveur. Nicol Tremblay, membre du conseil de quartier, demande une étude d'impact sur la valeur des résidences dans le quartier qui s'embourgeoise. « Les impacts sociaux seraient moins grands sur René-Lévesque », a-t-il fait valoir.

L'autre préoccupation, c'est le coût pour les utilisateurs de ce futur moyen de transport. Plusieurs s'inquiètent de ne pouvoir s'offrir ce service plus rapide, plus efficace et plus confortable.

Bilan de mi-parcours

Cette séance a permis d'entendre plus d'idées et de solutions pour améliorer le service de transport collectif. Parmi les suggestions, un métro souterrain depuis Lévis jusqu'à l'aéroport, des stationnements incitatifs en bordure des autoroutes ou encore un service de navettes. Comme la veille à Beauport, personne n'a été tenté de mettre en opposition un service de transport à l'aménagement d'un troisième lien entre les deux rives.

Après deux séances, les membres du comité aviseur nommés par le maire de Québec pour suivre les consultations et enrichir le débat sont satisfaits. Étienne Grandmont, d'Accès transports viables, croit qu'il y a un appui sans équivoque au projet de réseau structurant et que cela constitue une sorte de consensus.

C'est à se demander où sont les opposants qui ont fait dérailler le projet dans l'opinion publique ce printemps. « Étrangement, les gens qui s'opposent décident de ne pas se présenter », laisse-t-il tomber. À son avis, les défenseurs du projet sont en train de regagner les appuis que plusieurs pensaient perdus.

Les deux dernières séances auront lieu samedi dans Lebourgneuf et Sainte-Foy.

Le maire de Québec, qui n'a toujours pas commenté les consultations, devrait le faire jeudi.

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