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Le ministre de l'Éducation préoccupé par la pesée des élèves à l'école

Le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, se dit « interpellé » par la pratique de la pesée d'élèves effectuée dans certains cours d'éducation physique, au cégep principalement. Une procédure qu'il juge « préoccupante ».

Une pétition, qui a récolté jusqu'ici plus de 2700 signatures, demande au gouvernement de faire cesser cette pratique « très nocive pour les jeunes souffrant d'un trouble alimentaire », font valoir les signataires.

Sébastien Proulx s'est dit « surpris » de cette mesure, qui n'est pas une recommandation de son ministère. « Ce n'est pas une condition énoncée au ministère. Ce n'est pas une orientation », affirme le ministre.

Sans vouloir s'avancer sur la position du gouvernement dans le débat, il se questionne sur la pertinence de peser des élèves. « J'y ai réfléchi comme parent d'abord et avant tout et je suis à peu près certain qu'il y a d'autres façons d'expliquer la façon de calculer l'indice de masse corporelle à des enfants. »

Le ministre de l'Éducation veut néanmoins obtenir le portrait global de la situation avant de statuer. « On va faire un inventaire de tout ça. On va voir où sont les pratiques et comment elles sont implantées, si c'est le cas. »

Une donnée optionnelle

Au Cégep de Sainte-Foy, les élèves sont invités à mesurer leur indice de masse corporelle dans le cadre du premier cours d'éducation physique intitulé Activité physique et santé.

Selon la coordonnatrice du Département d'éducation physique du Cégep, la donnée permet à l'étudiant de porter « un regard critique » sur sa santé.

« C'est une donnée qui permet à l'étudiant, avec d'autres données, soit la gestion du stress, l'alimentation, l'activité physique, l'entraînement, etc., de pouvoir s'analyser à la fin du cours. C'est l'objectif du ministère que l'étudiant soit capable d'analyser sa condition physique », indique Andrée Cantin.

L'enseignante explique toutefois que la donnée n'est pas un outil d'évaluation et que l'élève qui refuserait de le faire ne serait pas pénalisé. L'étudiant a accès à une balance dans un coin retiré de la classe, mais il peut aussi se peser chez lui. 

En l'absence des enseignants en éducation physique, toujours en vacances, les commissions scolaires consultées dans la région de Québec n'ont pas été en mesure de préciser si la pesée est une pratique courante au primaire et au secondaire.

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