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Le Nénuphar : un bar caché qu'on veut découvrir

Depuis quelques semaines, le quartier Limoilou est l'hôte d'un bar caché nommé le Nénuphar, un endroit inspiré des belles années de la prohibition. Derrière ce concept, un nom bien connu à Québec : celui du mixologue Patrice Plante.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Vendredi soir, 23 h 30, un groupe d'amis arpentent le Vieux-Limoilou à la recherche du bar dissimulé dont tout le monde parle en ce moment dans le quartier.

Seul indice connu : l'endroit se trouve dans la 4e rue. Après quelques minutes d'essais-erreurs, le Nénuphar est enfin localisé, mais l'endroit est plein à craquer. Les joyeux fêtards sont alors redirigés vers Le Madeleine, « la salle d'attente » du bar clandestin.

L'antichambre du Nénuphar

« Le Nénuphar, c'est le projet d'origine, raconte Patrice Plante, cofondateur du lieu avec son ami d'enfance, Isaac Larose. Le Madeleine est venu plus tard par nécessité », explique-t-il.

Le bar clandestin de Limoilou vous propose donc deux expériences originales : le Madeleine et le Nénuphar.

Le Madeleine est un petit comptoir à vins naturels, qui est situé dans le Salon de quilles Horizon. Il est aussi nommé en l’honneur de Madeleine, la doyenne presque centenaire du salon.

Le Nénuphar, lui, tire son nom d'un célèbre peintre français. « On s'est inspiré de Monet, de ses peintures, déclare Patrice Plante. Lors de l'exposition universelle, Monet a viré fou sur les Nénuphars, ajoute- t- il. Et nous, on a décidé d'en faire le nom de l'établissement. »

Divers tableaux de Claude Monet sont d'ailleurs exposés sur les murs de l'endroit.

Le Nénuphar

L'ambiance des lieux est feutrée. En sourdine, des airs de jazz et de musique latine accompagnent le brouhaha de la quarantaine de clients qui discutent tranquillement, heureux d'avoir trouvé cette petite bulle à l'écart du monde.

Le Nénuphar est directement inspiré des années 20, de la prohibition. « C'est un "speak easy", déclare le jeune entrepreneur. Ce type d'endroit est d'ailleurs une tendance à l'internationale », mentionne-t-il.

Outre la prohibition, le Nénuphar est aussi fortement influencé par la Ville Lumière, le Paris des années 20. « C'est pourquoi on est majoritairement dans les spiritueux français, affirme Patrice Plante. Chez nous, aucun whisky, aucune vodka. On boit de l'absinthe en fontaine, des amaros, des pastis millésimés ou encore des liqueurs amères. »

Le Nénuphar et son antichambre le Madeleine offrent aux clients une expérience originale et amusante, qui s'enracine dans la culture et l'histoire du 20e siècle, une proposition plus que rare à Québec.

Le bar caché est ouvert du vendredi au dimanche.

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