Retour

Le panache du « monstre de Matane » au coeur d'un procès

La Cour supérieure du Québec a commencé à entendre la cause d'un chasseur, Jérémy Boileau, qui poursuit un guide de chasse et la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) pour une mésentente sur la propriété d'un panache atypique d'un orignal abattu dans la réserve de Matane.

Cette saga judiciaire a débuté en 2011 alors que Jérémy Boileau avait atteint mortellement un célèbre orignal pourvu d'un panache de 60 pointes. L'animal était connu par de nombreux chasseurs et surnommé le « monstre » dans la région de Matane.

Jérémy Boileau était guidé lors de sa chasse par un employé de la Sépaq, Claude Lavoie. Après le coup de feu mortel, les deux hommes ont fait trois heures de recherche en forêt sans jamais retrouver l'orignal.

Ce n'est que deux jours plus tard que le guide l'a finalement retrouvé, mais il ne l'a jamais remis à Jérémy Boileau.

Le chasseur réclame 96 000 $ à Claude Lavoie et à la Sépaq pour ne pas lui avoir remis le panache. Il veut également mettre la main sur le trophée de chasse, qui est aujourd'hui conservé dans une voûte au bureau régional des agents de la faune, à Matane.

Selon la requête, Jérémy Boileau réclame 75 000 $ pour la perte de l'animal, soulignant qu'il aurait pu faire naturaliser cette bête au « caractère exceptionnel et inédit ». Le panache a été évalué par des experts à plusieurs centaines de milliers de dollars.

La requête mentionne aussi que Claude Lavoie aurait « tenté de vendre » le panache.

Plusieurs dossiers, un seul panache

Parallèlement à cette poursuite, le guide Claude Lavoie poursuit lui aussi Jérémy Boileau pour 275 000 $ pour atteinte à la réputation. Cette poursuite a été suspendue le temps de plaider le présent dossier, qui aura une incidence sur l'autre.

Claude Lavoie a été acquitté d'une accusation de ne pas avoir déclaré l'animal aux agents de la faune. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a mentionné son intention de porter cette cause en appel.

Le procès amorcé lundi au palais de justice de Québec se poursuivra pendant quatre jours.

Plus d'articles

Commentaires