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Le panache du « monstre de Matane » retrouvé dans un framboisier

L'orignal qu'on surnomme le « monstre de Matane » a fini ses jours dans un framboisier dans la réserve faunique de Matane. Au troisième jour du procès, le guide impliqué dans l'affaire a raconté sa version des faits une bonne partie de la journée mercredi devant un juge de la cour supérieure. Le chasseur qui a tué l'orignal, Jérémy Boileau, réclame près 96 000 $ au guide et à la Sépaq.

Un texte de Camille Simard

Claude Lavoie, un guide de plus de 30 ans d'expérience, a trouvé la carcasse de l'orignal dans un framboisier la journée même où le groupe de chasseurs devait quitter. Dans un long récit, il a raconté comment il avait accompagné le chasseur Jérémy Boileau deux jours plus tôt, le 15 septembre 2011.

Claude Lavoie a aperçu l'orignal dans un chemin et c'est à ce moment qu'il a demandé à Jérémy Boileau de stabiliser sa carabine. « J'ai essayé de calmer Jérémy mais il a lâché le coup, quand j'ai relevé les yeux, l'orignal marchait normalement » a-t-il raconté.

Jérémy Boileau a tiré en direction de l'orignal une deuxième fois et la bête semblait toujours en vie selon ses dires.

Le guide a donc enclenché une recherche de 4 heures pour retrouver le « monstre de Matane ». Claude Lavoie a affirmé que les recherches avaient pris fin après que les clients lui aient dit : « un panache ça ne se mange pas, on est des amateurs de viande, on retourne à la chasse ».

Claude Lavoie a finalement retrouvé l'orignal le 17 septembre à environ 500 m de l'endroit où la balle avait touché l'orignal. « Je me suis assis sur une souche et j'étais triste, ce n'est pas une belle fin pour cet orignal » a-t-il raconté.

Le guide a admis qu'il connaissait la réputation de l'animal et que ça aurait été une belle carte de visite pour lui en tant que guide. « Jérémy Boileau aurait été vu partout dans toutes les revues de chasse » s'est-il exclamé.

Un spécialiste de la chasse met en doute les méthodes du guide

Plus tôt en matinée, un journaliste spécialisé dans le domaine de la chasse a témoigné devant la cour. Il a remis en doute les techniques du guide et de la Sépaq. André Croteau, qui a une longue expérience de chasseur, ne comprends pas pourquoi les recherches ont été abandonnées après quatre heures. « On ne peut pas laisser une recherche en plan c'est contre les règles d'éthique », a-t-il affirmé.

M.Croteau a refusé de se prononcer sur la valeur monétaire d'un tel panache. Il a toutefois affirmé que la principale valeur d'un gibier en est une de satisfaction.

« Jérémy Boileau est privé d'un bien d'une grande valeur sur le plan émotif », a-t-il ajouté.

Le procès se poursuit jeudi au palais de justice de Québec.

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