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Le parcours inspirant d’une Colombienne à Québec

Luz Marina Cabrera-Suarez a fui la Colombie avec ses trois enfants en 1999. Avec 50 dollars en poche, elle a atterri à Québec. Aujourd'hui, cette mère de 48 ans possède sa propre entreprise dans le quartier Limoilou.

La Colombienne a fondé il y a quatre ans l'atelier de réparation d'ordinateurs M-Informatique, après avoir complété une maîtrise en administration publique à l'ENAP. Un aboutissement pour celle qui a multiplié les emplois avant de fonder sa propre entreprise.

« Je n'étais pas chanceuse. Je me suis présentée à des dizaines de concours et je n'étais jamais sélectionnée », se souvient la mère de quatre enfants.

Lorsqu'elle se remémore sa vie en Colombie, Luz Marina se rappelle des derniers moments qui furent très violents. En 1999, son mari, un avocat activiste pour les droits de la personne, a été assassiné par les paramilitaires en Colombie. Lors de la fusillade, elle a été atteinte d'une balle à la jambe.

« À l'époque, j'étais éditorialiste en chef d'un journal », se rappelle-t-elle.

En fuite, elle a quitté Bogota pour Québec, une ville que lui avait recommandée le consulat canadien.

La jeune mère qui ne savait pas un mot de français n'a jamais baissé les bras. Elle a d'ailleurs retrouvé le meurtrier du père de ses enfants à qui elle a écrit une lettre.

En plus de son atelier, Luz a fondé le projet Ange qui offre une formation gratuite de montage d'ordinateurs à des personnes âgées. Les appareils sont par la suite distribués aux gens dans le besoin.

« Ça permet d'échanger avec des personnes âgées. Pour moi, c'est intéressant. Ça me fait connaitre l'histoire la culture ces parties que j'ai manqué de Québec. »

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