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Le Parlement étudiant se réunit pour réfléchir à un Québec meilleur

Près de 150 apprentis politiciens et journalistes sont réunis à Québec cette semaine dans le cadre du 31e Parlement étudiant, une occasion unique de s'initier aux rouages de la démocratie parlementaire et de réfléchir à « un Québec meilleur ».

Un texte de Louis Gagné

Répartis en deux formations politiques, les rouges et les bleus, les étudiants auront l’occasion d’ici vendredi de débattre, d’écrire des projets de loi, de prononcer des discours et surtout d’être confrontés au choc des idées.

« C’est une simulation hyper pédagogique dans le cadre de laquelle [les participants] vont s’asseoir avec des gens qui n’ont pas nécessairement la même vision, les mêmes valeurs ni les mêmes opinions qu’eux, mais qui sont tous Québécois et qui ont tous envie de penser à un Québec meilleur », explique Jasmine Jolin, responsable des communications pour le Parlement étudiant du Québec.

Simulation fictive

Chaque caucus, qui compte une soixantaine de députés, occupera tour à tour le rôle du gouvernement et de l’opposition officielle. Si les débats reproduisent au plus près la procédure parlementaire, les sujets abordés, en revanche, ne sont pas nécessairement ceux qui font l’actualité.

On est une simulation totalement fictive. On ne se branche pas sur ce que l’Assemblée nationale regarde en ce moment [mais] sur des sujets que les participants voulaient approfondir.

Jasmine Jolin, responsable des communications pour le Parlement étudiant du Québec

Les parlementaires échangeront notamment sur la culture, la question autochtone, les sports et l’économie.

Au-delà du clivage PQ-PLQ

S’il fut un temps où les membres du Parlement étudiant étaient répartis entre sympathisants du Parti libéral du Québec et du Parti québécois, les choses ont « totalement changé », assure Mme Jolin. Les rouges ont toutefois tendance à être plus près, idéologiquement parlant, des libéraux, tandis que les bleus se rapprochent davantage des péquistes sur l’axe gauche-droite.

« Bien que plusieurs participants sont impliqués dans divers partis politiques, autant au [provincial] qu’au fédéral, c’est vraiment une simulation, insiste Mme Jolin. Les bleus ont une vision plus sociale-démocrate, alors que chez les rouges, ils se plaisent à dire qu’ils sont plutôt néolibéraux. »

Le quatrième pouvoir

En plus des quelque 120 apprentis députés, le Salon bleu de l’Assemblée nationale accueille également une vingtaine de participants qui prendront part à la simulation à titre de correspondants parlementaires.

« Ils vont pouvoir suivre et couvrir les travaux parlementaires comme le quatrième pouvoir devrait le faire. Alors, ils vont servir d’œil extérieur aux travaux et mettre une petite pression sur les participants députés », indique Jasmine Jolin.

Le Parlement étudiant du Québec se réunit chaque année du 2 au 6 janvier, et ce, depuis 1987. L’événement fait partie des programmes éducatifs de l’Assemblée nationale.

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