Retour

Le partage de la route, la solution pour améliorer le bilan routier?

L'amélioration de la sécurité routière passe-t-elle par un meilleur partage de la route entre ses différents usagers? C'est l'avis que partagent de nombreux citoyens et organismes qui ont pris part à la consultation publique sur la sécurité routière, qui était de passage à Québec jeudi et vendredi.

Un texte de Louis Gagné

« On a entendu le piéton, le vélo, qui prend énormément de place aujourd’hui en raison de l’engouement pour ce sport, l’automobiliste, les camions lourds, mais derrière tout ça, des gens qui veulent justement qu’on trouve des solutions pour améliorer le bilan de la sécurité routière », explique l’un des porte-parole de la consultation, l’ancien policier Alain Gelly.

Il y a une pression que tout le monde veut se véhiculer, mais n’est pas nécessairement prêt à faire plein de place à tout le monde.

Alain Gelly, porte-parole de la consultation publique sur la sécurité routière

La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), en collaboration avec le ministère des Transports, a mené une consultation publique au cours du dernier mois dans 11 villes du Québec. Les audiences ont pris fin vendredi. En tout, près de 400 personnes ont été entendues.

Vision zéro

Parmi les solutions proposées pour améliorer le partage de la route, certains participants ont mis de l’avant la vision zéro. « C’est un concept qui vise à prioriser les passagers les plus vulnérables et les véhicules ensuite, qui vont arriver en dernier de la pyramide inversée », explique l’autre porte-parole de la consultation publique », explique l’autre porte-parole de la consultation, Claudia Di lorio.

« Il faut toujours partager nos personnes les plus vulnérables, c’est-à-dire nos piétons, nos jeunes enfants qui circulent près des écoles, nos aînés et nos personnes à mobilité réduite qui sont des plus importantes », renchérit Alain Gelly.

Durcir la loi contre l’alcool au volant?

La SAAQ présentera les recommandations des consultations publiques en mai prochain. En plus des solutions pour favoriser un meilleur partage de la route, le rapport soumettra l’idée d’imposer des infractions aux conducteurs qui conduisent avec un taux d’alcoolémie se situant entre 50 mg et 80 mg d’alcool par 100 ml de sang.

« Ça pourrait être une mesure intéressante à adopter. Il faut savoir qu’on a beaucoup de voisins qui le font. On a tous le même objectif, c’est d’améliorer le bilan routier. L’alcool au volant, ça ne fait plus partie de nos mœurs », insiste Alain Gelly.

Sa collègue Claudia Di lorio est bien placer pour comprendre les dangers liés à l’alcool au volant. Elle a été gravement blessée dans un accident de la route survenu en juillet 2010 dans lequel l’alcool et la vitesse étaient en cause. Deux autres jeunes femmes ont également été blessées dans l’accident.

Depuis les événements, le père de Claudia, l’avocat et député fédéral Nicola Di Iorio, fait de la sensibilisation sur les dangers de l’alcool au volant. Il est notamment à l’origine de l’initiative Cool Taxi, un système d’échange de coupons prépayés dont le but est d’inciter les jeunes ayant consommé de l’alcool à utiliser un taxi plutôt que de prendre le volant.

Avec les informations recueillies par Bruno Savard

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu fais une détox de cellulaire?