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Le policier de Lévis qui a tiré sur une fuyarde ne sera pas accusé

Le policier de Lévis qui a utilisé son arme pour neutraliser une automobiliste qui tentait de prendre la fuite, en mars dernier, ne fera face à aucune accusation.

Après analyse du dossier, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) en vient à la conclusion que l'agent a utilisé la force nécessaire pour neutraliser la femme dans les circonstances.

Une enquête indépendante a été menée par la Sûreté du Québec à la suite des événements survenus sur le boulevard Guillaume-Couture.

Fortement intoxiquée au volant de sa voiture, Andrée Morin a alors embouti les autopatrouilles qui tentaient de freiner sa course folle.

« C'est à ce moment, voyant l'imminence du danger pour le public et s'assurant qu'il n'y a ni véhicule ni piéton dans son champ de tir, que le policier fait feu une première fois en direction de la fenêtre du passager avant », peut-on lire dans le communiqué du DPCP.

Le policier a tiré à trois autres occasions, atteignant la femme à l'épaule, ce qui a permis de mettre fin à la poursuite policière.

Andrée Morin a été condamnée à 9 mois de prison après avoir plaidé coupable à des accusations de conduite dangereuse, de délit de fuite et de ne pas avoir immobilisé son véhicule comme l'exigeaient les policiers.

En prononçant la peine le mois dernier, le juge Jean Asselin avait qualifié sa blessure par balle à l'épaule d'élément « neutre ».

« Elle a été l'artisane de son propre malheur dans cette aventure regrettable », avait constaté le juge Asselin.

Le DPCP conclut aussi que le policier n'avait rien à se reprocher.

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