Retour

Le président de Desjardins se fait rassurant pour les régions

Même si une vingtaine de guichets automatiques et points de services ont fermé depuis cet automne dans les régions du Québec, le président du Mouvement Desjardins se fait rassurant envers ces communautés.

Guy Cormier a expliqué ces décisions qui découlent du virage numérique entamé par Desjardins il y a quelques années. Il a fait son allocution devant plus de 1000 représentants réunis samedi au Centre des congrès de Québec dans le cadre des assemblées générales annuelles.

Le président et chef de la direction s'est notamment défendu de laisser tomber les aînés directement touchés par ces changements.

De nombreuses mesures sont mises en place pour les accompagner, estime-t-il.

« On a une navette qui se promène, la caravane Desjardins, qui fait le tour de la province, dans différentes régions. Elle va même dans des résidences pour personnes âgées », souligne-t-il.

Desjardins précise que les décisions de fermer ou non des guichets sont prises selon des statistiques.

Une commission parlementaire est d'ailleurs prévue à Québec en mai pour faire le point sur la situation.

Assemblée sur fond de manifestation

Une cinquantaine de militants écologistes ont pour leur part manifesté à l’extérieur du Centre des congrès. Ils demandent au Mouvement Desjardins de retirer son financement de 145 millions de dollars au projet d'oléoduc de l'entreprise Kinder Morgan Canada qui pilote le projet.

L'institution financière avait temporairement imposé un moratoire en 2017 à sa participation aux pipelines, avant de le lever en décembre.

« Les pipelines de sables bitumineux sont incompatibles avec les accords de Paris et violent les droits des Premières nations », explique Isabelle L'Héritier, porte-parole de Greenpeace.

« Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas de pipelines chez nous qu'on en veut un de l'autre côté du Canada », a-t-elle ajouté.

Le porte-parole de Greenpeace Canada, Patrick Bonin, demande à l'institution financière de se tourner vers les énergies vertes.

« Il y a actuellement une mobilisation de plus en plus forte en Colombie-Britannique, c'est un pipeline qui est extrêmement à risque pour la réputation de Desjardins qui dit défendre des valeurs de protection des communautés. »

Le président du Mouvement Desjardins a refusé de rencontrer les manifestants, qui tenaient à lui remettre une pétition signée par 10 000 personnes.

Guy Cormier a tenu à rappeler dans son discours que la coopérative n'est pas une ONG environnementale ni un groupe de pression et que Desjardins assume ses responsabilités.

Avec les informations de Fanny Samson

Plus d'articles