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Le procureur Jean-Roch Parent coupable de harcèlement

En pleurs, le procureur de la couronne Jean-Roch Parent a plaidé coupable mercredi à des accusations de de bris de conditions et de harcèlement envers son ex-conjointe et le nouvel amoureux de celle-ci.

Un texte de Yannick Bergeron

L'avocat de 37 ans faisait également face à des accusations de conduite dangereuse et voies de fait armées, mais la poursuite a préféré englober tous les gestes qui lui étaient reprochés dans une seule accusation de harcèlement.

L'avocat déchu a entre autres suivi en voiture le nouvel amoureux de son ex-conjointe. Il a aussi appelé à son ancienne résidence alors qu'il n'avait pas le droit de le faire. La femme s'est aussi sentie harcelée par les commentaires contenus dans certains des 3 000 messages textes envoyés par Jean-Roch Parent.

L'accusé a retrouvé sa liberté sous conditions. L'audience pour la détermination de sa peine est prévue le 2 novembre.

Jean-Roch Parent est suspendu avec solde depuis le début des procédures. Le Bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales a fait savoir qu'il réévaluera la situation à la suite des plaidoyers de culpabilité.

Drogue

Lors de son enquête sur remise en liberté tenue sous ordonnance de non-publication, Jean-Roch Parent a révélé que c'est une affaire de drogue qui avait mis le feu au poudre.

Sa conjointe a mis fin à leur relation après avoir trouvé un sachet de marijuana et un autre de cocaïne dans le véhicule du procureur. Il a affirmé devant le tribunal que la marijuana était la sienne mais que la cocaïne appartenait à une femme qu'il n'a pas identifiée.

Au terme de cette audience, la juge Guylaine Tremblay avait accepté de remettre le procureur en liberté tout en émettant des réserve. « Personne ne s'inquiéterait à ce qu'il pose un geste funeste en désespoir. [...] Il y a quelque chose d'infiniment triste de voir quelqu'un s'auto-détruire », avait-elle déclaré.

L'avocat n'avait semble-t-il pas compris le message puisqu'il a de nouveau été arrêté la semaine dernière.

Jean-Roch Parent, qui s'était représenté seul lors des dernières audiences, était représenté mercredi par Me Alexandre Tardif, de Sherbrooke.

Depuis le début de sa mise en accusation, c'est une procureure de la couronne d'Ottawa, Me Geneviève de Passillé, qui pilote le dossier.

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