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Le projet de centre d'injection supervisée à Québec déposé d'ici la fin de 2017

Les défenseurs d'un centre d'injection supervisée à Québec se réjouissent de voir le projet d'implantation de tels centres à Montréal franchir une nouvelle étape avec l'investissement de plus de 12 millions de dollars du gouvernement Couillard. Les responsables du dossier dans la capitale veulent déposer leur projet auprès du fédéral d'ici la fin de 2017.

« Il y a un timing, on ne le manquera pas. Il faut rentrer dans cette porte-là », affirme le directeur général de l'organisme Point de repères, Mario Gagnon, qui milite en faveur des centres d'injection supervisée depuis une quinzaine d'années.

La Direction de la santé publique de Montréal veut ouvrir les premiers centres d'injection au Québec : trois sont prévus dans les locaux d'organismes communautaires, en plus d'un service mobile.

L'engagement financier du gouvernement du Québec est l'un des critères obligatoires une fois le dossier complété pour obtenir le feu vert du fédéral.

À Québec, le dossier est « en processus ». Des pourparlers sont en cours entre les représentants des établissements de santé, de la Ville de Québec, de la police et des groupes communautaires.

« Il y a des discussions par rapport à la possibilité d'avoir un site mobile. C'est certain qu'un site mobile seul, ça ne conviendrait pas, parce que ça veut dire un site qui se déplace. Donc, c'est certain qu'il y a minimalement un site fixe », expose Marc De Koninck, co-chargé de projet pour le développement de l'offre de service d'injection supervisée à Québec.

Les responsables du dossier doivent aussi élaborer les protocoles d'intervention, établir les coûts du projet et s'assurer de son acceptabilité sociale. Des consultations publiques sont d'ailleurs prévues d'ici la fin de l'année 2016 ou le début de 2017.

Mario Girard espère que tous les intervenants mettront maintenant « les bouchées doubles » pour accélérer les choses.

Les intervenants de Québec croient que l'expérience de la métropole les aidera à compléter le dossier pour obtenir l'exemption nécessaire à la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. « On va bénéficier de l'expérience de Montréal », souligne M. De Koninck.

Selon la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, les autorisations fédérales pour le projet de la Direction de la santé publique de Montréal ne sont qu'une formalité.

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