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Le projet de passage derrière la chute Montmorency compromis?

EXCLUSIF - L'ambitieux projet de passage derrière la chute Montmorency a du plomb dans l'aile. La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) affirme que de nouvelles études doivent être menées avant de lancer les travaux et ne s'engage plus à respecter le budget de construction.

« Il s’agit d’un projet éminemment complexe », admet Élaine Ayotte, porte-parole de la Sépaq. Une étude de préfaisabilité a été complétée l’an dernier, mais des analyses plus poussées sont encore nécessaires avant de commencer le forage.

La Sépaq assure que le projet demeure « réalisable » et espère à terme aménager un passage d’une longueur de 105 mètres derrière la chute. Un ascenseur doit aussi permettre aux visiteurs d’accéder à l’endroit à partir du sommet.

Officiellement, l’ouverture au public est prévue à l’été 2018. Les travaux de construction doivent coûter 8 millions de dollars, mais la Sépaq refuse de confirmer que le budget sera respecté.

« Je n’embarquerai pas là-dedans, lance Élaine Ayotte. Si des modifications d’échéancier ou de budget doivent survenir, le gouvernement fera une annonce. »

Un projet au stade « décisionnel »

Dans l’espoir d’en apprendre davantage sur les défis de construction reliés à l’aménagement du passage, Radio-Canada a acheminé une demande d’accès à l’information à la Sépaq.

Le détail de l’ensemble des analyses et études effectuées à ce jour a été réclamé.

Selon la Sépaq, les avis, recommandations et analyses ne sont pas accessibles, car « le projet est toujours dans le processus décisionnel. »

Des investissements annulés

Chose certaine, la Sépaq revoit actuellement à la baisse les investissements de 30 millions de dollars annoncés au parc de la Chute-Montmorency au printemps 2012. Le projet d’hôtel, évalué à 18 millions de dollars, a été abandonné l’hiver dernier tout comme la création d’un spectacle son et lumière. LaSépaq confirme maintenant qu’elle n’ira pas de l’avant avec la création d’un site d’hébergement de type prêt-à-camper aux abords de la maison Wolfe.

Quant à l’aménagement du pied de la chute et la création de jeux d’eau, « des études sont en cours de réalisation », précise Élaine Ayotte.

Depuis 2013, la Sépaq a complété la réfection du téléphérique qui relie le bas de la chute au Manoir Montmorency, aménagé trois parcours de via ferrata à flanc de falaise ainsi que deux Tyroliennes pour un coût d’environ un million de dollars.

« Le projet a changé au fil des ans, mais il demeure tout aussi valable », défend Elaine Ayotte.

La chute Montmorency est le deuxième endroit le plus visité dans la région de Québec, après le Vieux-Québec. Près de 700 000 visiteurs viennent l'admirer chaque année.

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