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Le projet de tunnel trop cher et irréaliste, dit Régis Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, affirme que l'étude de faisabilité dévoilée mardi démontre qu'il avait raison de s'opposer au projet de construction d'un tunnel entre Québec et Lévis.

Régis Labeaume répète que la Ville de Québec est contre le projet depuis le début, car le projet évalué à 4 milliards de dollars est trop coûteux et qu'il n'aura jamais l'appui du gouvernement du Québec ni du gouvernement fédéral.

« Tout le monde sait que la Ville de Québec était contre le projet de tunnel parce qu'elle était convaincue que ça coûtait extrêmement cher et que les gouvernements n'embarqueraient pas là-dedans et je pense que c'est ce qui est en train d'arriver. »

 Le maire de Québec dit néanmoins appuyer la Ville de Lévis dans sa demande d'obtenir un troisième lien routier entre Québec et Lévis. Il se dit favorable à un projet beaucoup moins cher qui serait entièrement payé par les autres ordres de gouvernement.

« Ce sont les élus de Québec et d'Ottawa qui vont décider c'est leur dossier [...] c'est à eux de décider à quel prix ils sont prêts de le faire et on les appuiera ».

Régis Labeaume estime qu'une grande partie des problèmes de congestion routière sera réglée en élargissant l'autoroute Henri-IV et en implantant le Service rapide par bus (SRB). Il demande d'ailleurs au gouvernement du Québec d'investir pour démarrer ces projets le plus rapidement possible.

Lévis tient au 3e lien

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, est toujours favorable à un troisième lien entre les deux rives. Il estime que les coûts avancés pour la construction d'un tunnel ne doivent pas être un frein à l'idée d'aménager un lien supplémentaire entre les deux rives du fleuve Saint-Laurent.

« De dire aujourd'hui, on voit 3,5 à 4 milliards, on lance la serviette, c'est pas réaliste. Pourquoi on dirait c'est fini, pourquoi à Montréal on est capable de faire le pont Champlain, on est capables de faire du transport en commun, on fait Turcot à un milliard, et nous, il faudrait se contenter des miettes? » demande-t-il.

Il affirme toutefois qu'il faut pousser davantage les études afin d'analyser d'autres scénarios possibles, ainsi que les retombées économiques de la construction d'une telle infrastructure.

Le maire dit compter sur l'ouverture démontrée hier par le gouvernement du Québec pour avancer de nouvelles études.

En attendant, Gilles Lehouillier demande au gouvernement du Québec de créer « une cellule d'intervention prioritaire » pour trouver des solutions afin d'améliorer à court terme la circulation sur les artères de la Rive-Sud. Le maire rappelle que l'amélioration de la fluidité des grands axes routiers est un enjeu prioritaire pour la population de Chaudière-Appalaches.

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