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Le ras-le-bol contre l’austérité prend la rue

Des groupes communautaires, des syndicats, de même que des chauffeurs de taxi tiennent une journée d'actions et de perturbations à Québec, à Montréal, et ailleurs dans la province, pour dénoncer les politiques d'austérité du gouvernement Couillard.

Les manifestants, qui répondent à l'appel de la Coalition Main rouge, réclament un réinvestissement massif dans les services publics et les programmes sociaux.

Une première action s'est tenue ce matin au ministère des Finances sur la rue Saint-Louis à Québec. Une centaine de manifestants ont bloqué pendant environ quatre heures les accès à l'édifice du Vieux-Québec. 

Ann Gingras présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) soutient que les mesures d'austérité « continuent à faire leur œuvre ».

« Même si on essaie d'annoncer des réinvestissements dans les services publics et dans les programmes sociaux, on sait que c'est minime comparé aux coupures qu'il y a eu dans les trois dernières années. Il faut absolument qu'on soit capables de consolider et d'investir dans nos services publics », dit-elle.

Une cinquantaine d'organismes communautaires à Québec sont en grève pour cette journée de mobilisation.

Lutte à l'évasion fiscale

Outre l'austérité, les manifestants dénoncent également l'impact du recours aux paradis fiscaux sur les finances du Québec. Ils demandent au gouvernement Couillard d'abandonner les mesures d'austérité pour se concentrer plutôt sur la lutte à l'évasion fiscale.

Anne-Valérie Lemieux-Breton, porte-parole de la manifestation, soutient que le gouvernement doit « aller chercher l'argent où il se trouve » pour réinvestir dans les services publics et les programmes sociaux.

« On l'a vu dernièrement avec les grands scandales, Panama Papers et tout, Statistique Canada a sorti mardi des chiffres disant qu'il y a 270 milliards de dollars depuis 1990 qui est parti dans des paradis fiscaux, donc de l'argent canadien qui a échappé au fisc », illustre-t-elle.

Mobilisation des chauffeurs de taxi

Les manifestants ont aussi l'appui des chauffeurs de taxi. Ces derniers ont perturbé la circulation sur la colline Parlementaire pendant une partie de l'après-midi.

Ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail depuis l'arrivée d'Uber, qui leur fait une « concurrence déloyale ».

Les chauffeurs de taxi estiment aussi que le gouvernement n'en fait pas assez pour contrer l'évasion fiscale. « Les multinationales ne paient pas leurs taxes, leur dû au gouvernement. Il y a de l'argent à aller chercher là », plaide le porte-parole Hicham Berouel, porte-parole du mouvement La révolte des taxis contre l'injustice.

À Montréal, les manifestants se sont rassemblés vers midi à la place Jean-Paul-Riopelle, près du Palais des congrès. Marchant dans les rues du centre-ville, ils ont brièvement occupé les bureaux de la RBC, puis ceux du cabinet comptable KPMG, avant d'en être délogés à chaque fois par des policiers.

Rencontre avec Philippe Couillard

Par ailleurs, les chefs syndicaux ont rencontré le premier ministre Philippe Couillard, ce matin, dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

Ils ont profité de la rencontre pour faire entendre leurs revendications pour ce qui est de la hausse du salaire minimum, des prestations d'aide sociale, de meilleures prestations des revenus à la retraite et de réinvestissement dans les services publics et communautaires.

 

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