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Le recyclage à la Pyramide se retrouve aux ordures

Les matières recyclables triées par les clients et les commerçants de la Pyramide de Sainte-Foy ne sont pas réellement récupérées. Ces matières terminent plutôt leur course à l'incinérateur.

Un texte de Maxime Corneau

Dans le centre commercial, des stations de recyclage invitent pourtant les clients à y déposer les rebus de papier, verre et plastique. Ce tri n’est toutefois qu'une façade puisque ces matières prennent le même chemin que les ordures.

Le PDG de GCS Développement immobilier qui est propriétaire de la Pyramide, Sylvain Gilbert, estime qu’il s’agit d’une erreur de planification et d’une mauvaise communication entre ses différentes équipes. « On a levé la tête là-dessus. C’est un oubli », se défend M. Gilbert.

En 2016, des employés de la Ville de Québec ont pourtant émis des recommandations suggérant à la direction de mettre en place des pratiques de recyclage.

L'installation de bacs extérieurs qui auraient permis à la Ville de collecter les matières recyclables, sans frais, a notamment été recommandée.

La Ville a contacté l’entreprise à 12 reprises pour faire le suivi depuis ce temps, sans succès.

« Il faut que le commerçant applique les recommandations, sinon on ne peut pas aller offrir le service de recyclage. Ce commerçant-là n’a jamais donné suite aux recommandations de la Ville », déplore Mireille Plamondon, conseillère en communication pour la Ville de Québec.

« On espère toujours que la réponse sera positive », ajoute-t-elle.

Une situation rare

Pour Alexandre Turgeon, le directeur général du Conseil de l’environnement de la Capitale-Nationale, cette situation est un peu hors-norme. Selon lui, le fait de voir un commerçant mettre en place des stations de tri des déchets sans recycler défie toute logique financière.

« C’est la deuxième fois que je vois ça en 20 ans! lance Alexandre Turgeon. C’est plutôt surprenant. Les entreprises sont facturées [lors de la collecte des déchets] au poids et au volume. Ils ont tout intérêt à faire de la collecte sélective. C’est le gros bon sens économique. »

Sylvain Gilbert promet pour sa part d'embaucher rapidement une entreprise pour assurer la collecte des matières recyclables. « On va corriger la situation », affirme M. Gilbert.

Des entreprises auraient déjà été approchées depuis les appels de Radio-Canada, assure-t-il.

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