À quelques jours du botté d'envoi, chaque joueur gère ses émotions comme il le peut. De toute évidence, certains, comme Vincent Alarie-Tardif, réussissent mieux que d'autres.

« C'est un match comme un autre! » répond le porteur de ballon, impassible. « C'est sûr qu'il y a un "gros bonbon" à la fin si tu gagnes. Mais, moi, je vais juste jouer au ballon, jouer au football », dit-il.

De toute évidence, les joueurs du Rouge et or sont bien préparés pour faire face aux distractions qui entourent une rencontre d'une telle importance. Des matchs de championnat, le personnel d'entraîneur en a vu d'autres. Glen Constantin vivra samedi sa 10e finale de la Coupe Vanier, sa 9e comme entraîneur-chef.

« Il y a beaucoup de logistique, de déplacements, l'hôtel, les banquets. Il faut vraiment que tu sois dans ta bulle. On travaille beaucoup pour que ça demeure une semaine de travail normale, comme on en a l'habitude », explique Constantin.

Reste que la pression est constante sur la formation. Le Rouge et or a remporté huit titres canadiens depuis ses débuts en 1996. Ces succès suscitent des attentes chez les partisans du club. « Un beau problème à voir », répond Glen Constantin.

Encore les Dinos

Le Rouge et or retrouvera les Dinos de l'Université de Calgary en match éliminatoire pour une 5e fois depuis 2008. Calgary n'a jamais vaincu la formation québécoise.

Le noyau de joueurs et d'entraîneurs des Dinos a changé depuis, mais le style de jeu ne change pas, selon Justin Ethier, coordonnateur à l'offensive du Rouge et or.

« Ils jouent du football typique de l'Ouest. Ils ont une très bonne défensive. Ils ne sont pas aussi gros que les joueurs de l'Université Wilfrid Laurier, mais ils sont très physiques », affirme Justin Ethier.

Rebondir après la déception

Justin Ethier ne croit pas que l'équipe albertaine voudra venger sa défaite subie en finale de la Coupe Vanier contre le Rouge et or en 2013.

Mais comme le Rouge et or, éliminé rapidement en 2014 et 2015, les Dinos souhaiteront rebondir après avoir connu des fins de saison décevantes.

« C'est une équipe qui a vécu des frustrations lors des dernières années. L'année passée, c'était une équipe arrivée à maturité qui s'est fait surprendre dans sa conférence. C'est une équipe affamée et ça paraît dans son jeu », conclut Justin Ethier.

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