Retour

« Le RTC commence à travailler pour entrer dans la révolution »

Le Réseau de transport de la Capitale travaille pour entrer dans une « révolution », selon le maire de Québec. Régis Labeaume a fait cette déclaration en marge du Sommet sur la mobilité qui se déroule jusqu'à mardi.

Un texte de Louise Boisvert

Plusieurs experts nord-américains et européens sont en ville pour venir discuter des dernières tendances pour améliorer la fluidité des déplacements. Un sommet organisé dans la hâte à la suite de l'abandon du projet de Service rapide par bus le printemps dernier.

Pour le maire Régis Labeaume, la révolution, ça veut dire ne plus offrir un service mur à mur de transport en commun dans tous les arrondissements. Il faudra plutôt diversifier les modes de transports pour répondre aux besoins de la clientèle de plus en plus réceptive à l'économie du partage.

Les déplacements de type UBER ou les taxis pourraient s'ajouter aux solutions pour améliorer la fiabilité et la rentabilité du réseau de transport en commun.

Le maire Labeaume croit que le Réseau de transport de la Capitale (RTC) est le mieux placé pour coordonner l'ensemble de l'offre de service à venir. « Si vous me dites que quelque chose de privé est capable de faire mieux que le RTC, on est prêt à en discuter. »

Pour l'instant, il affirme que le RTC a les connaissances, les infrastructures et le parc de véhicules pour rentabiliser les opérations.

Même si la Ville de Québec diversifie son offre au cours des prochaines années, le maire reste convaincu de l'importance d'implanter un réseau de transport structurant. Un projet pour remplacer le SRB.

D'ailleurs, celui que l'on surnomme la « Rock star » de la mobilité, le consultant américain Jarrett Walker, recommande l'implantation d'un service simple et efficace. Un trajet plus court implanté là où l'on retrouve le plus d'achalandage. Une idée partagée par le maire Labeaume qui refuse toutefois de parler du tracé potentiel.

L'expérience de Metz en France

Pour son projet de SRB, la Ville de Québec a souvent cité l'exemple de Metz, une ville patrimoniale du nord de la France qui aura mis 13 ans à mettre sur pied son système rapide par bus, dont moins de 4 ans pour la construction.

La Ville avait d'abord envisagé l'implantation d'un tramway, mais les coûts qui y sont rattachés ont vite convaincu les élus de regarder ailleurs.

Leur projet de bus rapide comprend deux lignes de 10 et 12 kilomètres sur une voie aménagée exclusivement pour ce mode de transport. Sans supprimer de voies pour les automobilistes, on a quand même dû modifier le sens de circulation dans certains cas. On a aussi supprimé 250 cases de stationnement.

Il aura surtout fallu vendre le projet. Aux citoyens d'abord, mais aussi aux commerçants dont les affaires ont été durement touchées durant la construction des voies réservées. Ce n'était pas « une opération séduction, mais une opération d'apaisement », explique Stéphane Rossano, chargé de communication, grands projets communauté de Metz Métropole.

La Ville a tenu une centaine de consultations publiques tout au long du processus pour répondre aux questions, pour rassurer et pour susciter la curiosité.

« Aujourd'hui, on a trouvé le système qui nous correspond », affirme Stéphane Rossano, qui refuse de dire si le modèle de Metz est la solution pour la ville de Québec.

« Je sais qu'il fonctionne. Je ne sais pas s'il fonctionnerait à Québec. »

Sommet pour les leaders de la région

Ils étaient plus de 200 personnes réunies lundi au Centre de Foires. Des leaders de la région qui s'intéressent à l'enjeu de la mobilité. Après avoir discuté de ce qui se fait ailleurs, il sera question, mardi, de la ville de Québec.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine