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Le RTC veut un réseau plus vaste et desservir l'aéroport

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) veut étendre ses tentacules. Il souhaite desservir un plus grand nombre de destinations, dont l'aéroport international Jean-Lesage, plus rapidement et plus simplement d'ici les 10 prochaines années.

Un texte d’Alain Rochefort

Les grandes orientations du RTC ont été rendues publiques mercredi matin.

Si ses propositions vont de l’avant, davantage d’autobus convergeront vers cinq « grands pôles d’échanges » situés aux portes d’entrée des secteurs névralgiques de la région: la colline Parlementaire, Sainte-Foy, D’Estimauville, Saint-Roch et l’Université Laval.

Des bâtisses modernes, spacieuses et confortables, même en hiver, y seront aménagées pour accueillir un grand nombre d’usagers. Les « grands pôles d'échanges » s'ajouteront aux terminus existant, dont le rôle deviendra « plus local ». Ces infrastructures seront également connectées avec les gares de train, pistes cyclables, principaux liens piétons et surtout l’aéroport.

Réclamé depuis plusieurs années, le parcours 6 sera créé pour établir un lien fréquent entre l’aéroport et les secteurs touristiques de Québec et Sainte-Foy. Ce nouveau trajet sera desservi toutes les 10 à 15 minutes aux heures de grande affluence. L'absence de transport en commun à l'aéroport Jean-Lesage a souvent suscité le mécontentement.

L’année de mise en service d'une telle desserte n’a pas été précisée. Des négociations avec la direction de l'aéroport doivent d'ailleurs aboutir pour que le projet se concrétise, indique le président du RTC, Rémy Normand.

Ajout de deux Métrobus

Deux nouveaux parcours Métrobus seront également ajoutés dans l’axe est-ouest. Le 805 fera la liaison entre le secteur du Centre Vidéotron et le pôle Laurier et le 806 circulera entre le terminus de Marly et le terminus Charlesbourg. Certains parcours Métrobus actuels seront pour leur part prolongés.

Le RTC doit s’adapter aux changements démographiques dans la région de Québec, ont expliqué ses dirigeants à la séance du comité plénier tenue par le conseil municipal mercredi matin. La population augmentera de 14% et l’achalandage de la clientèle du RTC progressera de 34% d’ici 20 ans, selon les estimations. La refonte du réseau est donc devenue une nécessité.

« L’architecture actuelle du RTC a peu évolué depuis la fin des années 60. Ce que l’on propose à la population: un réseau d’autobus plus simple à utiliser, plus fréquent, plus confortable, plus rapide et plus fiable », affirme M. Normand.

L’un des défis du RTC est d’optimiser la rapidité et la fluidité du réseau au cours des prochaines années. Le réseau EXpress qui dessert les banlieues fera la liaison avec les grands pôles d’échanges. Les voies réservées sur les autoroutes Robert-Bourassa et Laurentienne, au sud de Lebourgneuf, seront abondamment utilisées.

La direction RTC travaille également à la mise en place de nouvelles voies réservées sur des routes achalandées comme le boulevard Hochelaga et le chemin Sainte-Foy.

« Les voies réservées sont critiques dans notre volonté d’augmenter la rapidité des déplacements », ajoute le directeur général du RTC, Alain Mercier.

Ces changements pourraient occasionner quelques désagréments, admet toutefois M. Mercier. Un réseau plus vaste pourrait signifier davantage de correspondances pour les usagers, notamment.

Consultations publiques

Le RTC présentera sa vision de l’avenir dans les six arrondissements de la capitale entre le 29 août et le 9 septembre. Les changements spécifiques à chaque arrondissement y seront expliqués plus précisément.

Le plan stratégique du RTC sera adopté en 2018.

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