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Le rugby gagne en popularité, même chez les militaires

Une trentaine de militaires de la base de Valcartier participent cette semaine à un camp d'initiation au rugby. Les services des sports de la base aimeraient ajouter cette activité à leur programme.

Un texte de Jean-Philippe Martin

Selon Simon Toupin, gestionnaire du conditionnement physique et des sports à la base militaire de Valcartier, le rugby rejoint les valeurs des militaires. « C'est l'esprit de corps, l'esprit d'équipe, la cohésion, l'esprit de guerrier », explique-t-il.

Ces militaires, pour la plupart, touchaient pour la première fois à un ballon de rugby, jeudi matin. Pour l'instant, les joueurs participent à des exercices pour apprendre et développer les habiletés de base.

L'ancien joueur de football Tommy Saint-Hilaire a découvert un sport exigeant. « Il faut bien gérer notre niveau d'intensité au bon moment, dit-il avec le sourire. Il ne faut pas tout donner à chaque jeu, parce que sinon, ça vient long. »

En plus d'avoir fait appel à l'ancien entraîneur du Rouge et Or, Bill McNeil, pour diriger la formation, le groupe compte aussi dans ses rangs un participant d'expérience. Nicolas Santo est un ancien joueur du réseau collégial. Il a tout de suite sauté sur l'occasion de chausser à nouveau ses souliers à crampons et de pratiquer le rugby. « À Valcartier, c'est plus une culture de hockey et de soccer. Qu'il y ait du rugby à sept ou à quinze, j'étais très intéressé, je pense que j'étais le premier à m'inscrire », raconte-t-il.

Pour l'instant, le programme n'est offert qu'aux hommes, mais les services des sports comptent sonder les femmes pour mesurer l'intérêt éventuel pour ce sport. Le responsable des sports espère même la création à plus long terme d'une ligue formée d'équipes des différentes bases québécoises.

« Ce serait intéressant, avoir une bonne rivalité, peut-être contre Montréal, ou Saint-Jean ou Bagotville. On ne sait pas! Ce serait un bon sport! », estime le capitaine Santo. « Surtout le rugby à sept! C'est souvent joué en tournoi qui dure une ou deux journées. Ce serait une bonne activité de fin de semaine », poursuit-il.

D'ici là, il y a encore du travail à faire mais, déjà, Nicolas Santo se dit encouragé par les habiletés de ses nouveaux coéquipiers sur le terrain.

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