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Le services de SABSA doivent être intégrés au CLSC, tranche le ministre

Le ministre de la Santé relance l'invitation aux infirmières praticiennes spécialisées de la clinique SABSA à Québec de s'installer dans les locaux du CLSC situé à seulement « 40 mètres », si elles veulent obtenir l'aide du gouvernement.

Gaétan Barrette justifie son refus de financer la clinique sans médecin de la Basse-Ville en disant vouloir « éviter les dédoublements » avec un « réseau parallèle ».

« [La clinique Sabsa] est, sur Google, à deux minutes à pied, et c'est sur le plat. Quel est le principe qui exige de moi de faire en sorte que j'aie deux locaux pour le même service, deux réceptionnistes, deux photocopieuses, deux systèmes informatiques, deux systèmes téléphoniques, deux coordonnateurs, deux tout », a plaidé le ministre Barrette en réponse aux questions de l'opposition à l'Assemblée nationale, mercredi matin.

La députée péquiste Agnès Maltais a accusé le ministre de « rire en pleine face » des patients en disant qu'ils « ne veulent pas marcher deux coins de rue ». Elle défend l'importance de maintenir des services spécialisés pour les « multipoqués », les « édentés de la vie », qui sont souvent référés à la clinique Sabsa par le réseau de la santé.

Mais le ministre n'en démord pas : le travail des infirmières praticiennes spécialisées de Sabsa doit être intégré au CLSC de la rue Saint-Joseph. « Ces services-là, c'est la mission fondamentale d'un CLSC », a plaidé Gaétan Barrette.

« En plein délire »

Mardi, le ministre a mis le feu aux poudres de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) en insinuant qu'elle défend SABSA pour créer un « réseau parallèle » d'infirmières par des « manœuvres syndicales ».

La FIQ a répliqué en dénonçant « le salissage et les attaques de bas étage » du ministre.

« On nage en plein délire. C'est Gaétan Barrette qui crée un réseau parallèle, un réseau privé qui ne sert qu'à enrichir ses amis médecins-entrepreneurs et c'est lui qui saigne les CLSC en enlevant les ressources des CLSC au bénéfice des GMF », a affirmé la 1re vice-présidente de la FIQ, Line Larocque, par voie de communiqué.

La clinique SABSA devra cesser d'offrir des services de santé à quelque 1500 patients au cours des prochaines semaines faute de financement. Seuls les soins pour le traitement de l'hépatite C demeureront.

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