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Le stratège numérique d’Obama conseille la transparence

Le stratège numérique de la Maison-Blanche sous Obama, Tom Cochran, invite la communauté des gens d'affaires de Québec à exiger un gouvernement plus transparent en ligne.

Un texte d'André-Pier Bérubé

L'homme derrière l'initiative « We the people », qui permet aux Américains de soumettre à leurs élus des pétitions, était l'invité de la Voix des Entrepreneurs en TI de Québec (VETIQ) et de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec, jeudi.

Tom Cochran a commencé son exposé en décrivant la Maison-Blanche héritée de l’administration Bush en 2008. Quatre ordinateurs sur cinq devaient alors être remplacés, et les technologies Wi-Fi et Bluetooth n’étaient pas disponibles pour des raisons de sécurité.

Alors qu’on s'imaginait la Maison-Blanche comme un haut-lieu de la technologie, le système informatique de l’époque ne permettait pourtant l’échange de courriels que 75 % du temps.

C’est, selon lui, l’opacité de l’administration précédente qui a inspiré la politique numérique d’Obama. Elle s’appuyait sur les principes de transparence, de confiance et de participation.

Fausses nouvelles

Cochran reconnaît toutefois que si les réseaux sociaux ont été profitables pour les idéaux de Barack Obama, ils sont aussi responsables de la propagation de fausses nouvelles.

Ce serait donc aux grandes entreprises numériques qu’incomberait la responsabilité de rétablir les faits, selon lui.

« Avec les grands pouvoirs viennent les grandes responsabilités, et c’est à ces entreprises de trouver des moyens pour que la société ait accès à des informations valides, et non à de fausses nouvelles », soutient-il.

Le modèle estonien

Bien qu’il ait contribué à améliorer la présence en ligne du gouvernement américain, Cochran invite les gens d’affaires de Québec à s’intéresser à la politique numérique de l’Estonie.

Après avoir fait de l'accès à Internet un droit fondamental, le pays balte s'est lancé dans une modernisation de ses services aux citoyens en misant sur l'accessibilité en ligne. De plus, Tallinn a investi dans la technologie blockchain (chaîne de blocs) afin de proposer des services d'encryptage de niveau mondial, comptant l'OTAN parmi ses clients.

« L’Estonie est très avancée numériquement. C’est plus que du social. Elle utilise les technologies pour améliorer l’expérience "gouvernement". Quand l’Estonie s’investit dans des technologies comme le blockchain et l’encryptage, elle place la barre haute pour les autres pays. »

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