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Le tiers moins de déchets incinérés à Québec d'ici 2022

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) veut freiner sa production de déchets, appelée à augmenter avec la croissance de la population prévue au cours des prochaines années. Le projet de Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles, présenté lundi, a un objectif clair : diminuer du tiers les déchets qui prennent le chemin de l'incinérateur.

En 2013, l'agglomération de Québec, la Ville de Lévis ainsi que les MRC de La Côte-de-Beaupré, La Jacques-Cartier et de l'île d'Orléans ont généré 1 241 000 tonnes de matières résiduelles. Si rien n'est fait, plus de 1 400 000 tonnes de déchets prendront le chemin des sites d'enfouissement ou de l'incinération, en 2021.

« La prospérité observée depuis quelques années dans notre région a entraîné évidemment une augmentation de la consommation », soutient le maire Régis Labeaume.

La Communauté métropolitaine de Québec veut réduire sa quantité de déchets incinérés par habitant de 33 %, d'ici 2022. Actuellement, chaque résident envoie en moyenne quelque 900 kilos de matières résiduelles à l'incinérateur chaque année.

Sensibilisation et biométhanisation

Pour inverser la tendance, la CMQ mise sur la sensibilisation des citoyens, mais aussi des entreprises et commerçants de la région.

La construction d'une usine de biométhanisation dans le quartier Limoilou jouera un rôle primordial pour atteindre les objectifs de réduction des déchets. Son ouverture est prévue en 2022.

« À la fin de la première année d'opération de l'usine de biométhanisation, c'est là que la première vérification va se faire sur les chiffres », précise Régis Labeaume.

Réaction positive du milieu environnemental

Pour Alexandre Turgeon, directeur général du Conseil régional de l'environnement, le nouveau Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles est un pas en avant.

Il faudra cependant s'assurer d'investir des sommes suffisantes en sensibilisation pour changer les comportements.

De plus, des amendes devront éventuellement être prévues et imposées aux récalcitrants. « Un propriétaire multilogement qui ne met pas en place de moyens pour que les citoyens puissent recycler, ce n'est pas acceptable », dit M. Turgeon.

Pas assez rapide, selon l'opposition

L'opposition à l'Hôtel de Ville de Québec estime pour sa part que l'administration Labeaume se traîne les pieds dans la gestion des matières résiduelles. Le chef de Démocratie Québec, Paul Shoiry, souhaiterait que d'ici 2022, la Ville gère les matières organiques.

« Entre-temps, la Ville de Québec ne fait plus la collecte des matières organiques et putrescibles. Alors, d'ici 2022, il va s'être passé 7, 8 ans sans que les matières putrescibles et organiques soient collectées », dit-il.

L'opposition souhaiterait que la Ville mise sur le compostage.

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