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Légionellose : le nombre de défendeurs double, les procédures vont s’alourdir

Les appréhensions de Me Jean-Pierre Ménard, qui défend les victimes de la crise de la légionellose survenue à Québec il y a cinq ans, se matérialisent. Le nombre de défendeurs inclus dans le recours collectif passe de trois à six, ce qui alourdira inévitablement les procédures.

« Évidemment, quand il y a plus de parties, tout est plus compliqué, tout est plus long », indique Me Ménard.

« Plutôt qu’on soit trois à interroger un témoin, on est six à interroger un témoin et il y a toujours des questions pour tout le monde », illustre-t-il.

Quatre défendeurs devaient faire partie de ce recours collectif autorisé en février 2016. Récemment, le juge Clément Samson de la Cour supérieure a toutefois refusé de mettre en cause la Régie du bâtiment.

Des fournisseurs montrés du doigt

Cette décision laissait donc techniquement trois défendeurs : le directeur de la santé publique, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale et la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).

La CSQ était propriétaire de l’immeuble de la place Jacques-Cartier où se trouvait la tour de refroidissement identifiée comme la source de l’éclosion de légionellose en 2012. Or, la CSQ estime que ses fournisseurs devraient aussi être tenus responsables de la contamination.

Ainsi, Trane Canada UCL, qui détenait le contrat d’entretien du refroidisseur, Les Contrôles A.C. inc., qui était responsable de la température de la tour, et les Produits chimiques State ltée ont été ajoutés à la liste des défendeurs.

Deux de ces fournisseurs ont tenté de contester leur mise en cause par la CSQ, mais leur demande a été rejetée par la Cour supérieure le 29 juin dernier.

« Que les victimes ne s’inquiètent pas »

Malgré l’ajout de ces défendeurs, Me Jean-Pierre Ménard tente de se faire rassurant. « Que les victimes ne s’inquiètent pas. On va quand même faire tout ce qu’il faut pour arriver à temps pour notre procès et arriver bien préparés. »

Il rappelle que le début du procès a été fixé pour le mois de septembre 2018. « On va tout, tout, tout faire pour arriver à temps, mais c’est un travail qui est énorme », dit-il.

Quatorze personnes ont perdu la vie lors de la crise de la légionellose à l’été 2012.

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