L'exposition rétrospective des 50 étés du Festival d'été est présentée jusqu'au 23 juillet au parc de l'Amérique-Française.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

Le Festival d'été de Québec a voulu célébrer en grand son 50e anniversaire avec un événement accessible à tous. Un choix cohérent avec la genèse du festival dit Daniel Gélinas, directeur général de l'événement.

« On a décidé de faire une exposition plus spectaculaire, plus grosse, plus impressionnante, mais à l'extérieur pour permettre à plus de monde de voir. On travaille avec une muséologue et une scénographe qui ont travaillé sur le concept et globalement les gens vont pouvoir venir se prélasser au parc de l'Amérique-Francaise. »

La scénographie est d'ailleurs constituée d'énormes chiffres relatant les cinq décennies du Festival.

« Les mots d'ordre étaient : gigantesque et remarquable, résume Daniel Gélinas. On voulait marquer le coup et que se soit remarqué et remarquable, indique Daphnée Lemieux-Boivin, chargée de projet de l'exposition. Maintenant, les chiffres font dix pieds de haut, c'est juste assez de bon goût et remarquable. »

Pour chaque décennie, un gigantesque panneau recouvert de photographies raconte l'histoire du festival par tranche de cinq ans. On y découvre ainsi l'évolution de ce festival qui a débuté avec un budget, reçu in extremis, de 17 000 $ en 1968.

La muséologue en chef, Natalie Perron, raconte son étonnement lorsqu'elle a découvert que le festival avait été un véritable laboratoire.

« J'ai été extrêmement surprise de découvrir qu'il avait eu différents visages. Il y a eu un festival de poésie, l'ancêtre de Québec en toutes lettres, un symposium de sculptures. Il y a à peu près tout eu au Festival. Tout le monde a oublié qu'il y a eu un concours hippique au Bois-de-Coulonge pendant des années, un marathon la course galipote et des courses de boite à savon. »

Avec cette exposition extérieure, accessible à tous, le Festival d'été espère faire revivre aux festivaliers leurs plus beaux souvenirs soutient Daniel Gélinas.

« C'est-à-dire de créer, générer des souvenirs impérissables et pas seulement à cause des grosses vedettes. En sortant de Métallica, il faut qui se passe quelque chose de plus pour en faire en sorte qu'ils se disent : "Je vais revenir l'an prochain, peu importe la vedette." »

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