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Les acheteurs encore hésitants à choisir la minimaison

La municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, en banlieue de Québec, avait été l'une des premières villes à modifier sa législation pour permettre la construction de minimaisons. Un an plus tard, seulement 12 des 36 terrains disponibles ont été vendus.

Un texte Claudine Pelletier Paquin

Bien que Chabot Construction, en charge de ce développement immobilier réservé aux minimaisons, offre une gamme bâtiments allant de 290 pieds carrés à 1380 pieds carrés, aucune maison en deçà de 590 pieds carrés n’a encore été vendue.

« Les gens ne sont pas encore prêts à lever le lit pour sortir la table […] je vous dirais que la moyenne c’est 700, 750 pieds carrés que les gens sont plus à l’aise » Martin Chabot, président de Construction Chabot.

Même son de cloche chez Constructions Bonneville qui propose une dizaine de minimaisons. Réticente au départ, l'entreprise développe maintenant quatre projets intégrés exclusifs aux minimaisons, dont celui de Pont-Rouge dans la région de Québec.

Bien qu’ils proposent une maison de 500 pieds carrés, aucune n’a été vendue soutient Dany Bonneville, coprésident de l’industrie. Celles offrant 800 pieds carrés de surface habitable obtiennent toutefois un intérêt considérable.

Question de réglementations

La mode des minimaisons, née aux États-Unis, doit s’adapter aux réalités du Québec. Les législations concernant le code de construction, le climat et les fondations sont d’autant d’enjeux à considérer pour les entrepreneurs.

De plus, les villes ne sont pas toujours favorables aux minimaisons. « Il est certain que moins de pieds carrés rapportent moins de taxes foncières pour les villes » souligne Dany Bonneville.

Les projets de minimaisons doivent donc s’établir en collaboration avec les villes dans des niches singulières avec des zonages et des programmes particuliers d’urbanisme, explique Carl Brochu, président de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec.

Les motivations des acheteurs

Ce sont les valeurs écologiques entourant ces maisons qui sont populaires, affirme Martin Chabot, de même que le fait d’avoir peu d’entretien à faire, permettant ainsi de profiter davantage de la nature.

Deux clientèles particulières répondent à l’appel du côté de Bonneville : les retraités qui ont vendu leur maison et cherche à diminuer leurs coûts pour voyager, de même que les familles qui utilisent les minimaisons comme une seconde demeure permettant de profiter des activités d’extérieures les fins de semaine.

Pour les curieux, cette tendance sera encore une fois présente cette année à l’Expo habitat de Québec qui se tient du 22 au 26 février, au Centre de foires d’ExpoCité.

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