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Les alertes à la tornade expliquées par Environnement Canada

Environnement Canada a diffusé une alerte à la tornade pour la grande région de Québec vers 18 h 45 lundi soir. Finalement, aucune tornade n'a touché le sol et les conditions météo, quoique violentes, n'ont pas causé de dommages importants.Environnement Canada soutient néanmoins que l'alerte était justifiée.

« Avec nos images radar, on voyait que la cellule avait un fort potentiel de produire une tornade. [...] Combiné avec les images du public, on n'a pas pris de chance et on a émis l'alerte de tornade », raconte Amélie Bertrand, météorologue pour l'agence fédérale.

Elle explique que ce type de phénomène météorologique est hautement prévisible et qu'Environnement Canada avait commencé à surveiller la situation deux jours plus tôt.

D'ailleurs, quelques heures avant l'alerte de tornade, Environnement Canada avait déjà lancé une veille d'orages violents, prévenant ainsi la population que les conditions atmosphériques pourraient produire une « tornade, de la grêle, des pluies torrentielles ou encore des vents destructeurs ».

Données multiples

Les outils d'analyse de la météo, comme les images satellites et radars, permettent aux spécialistes de voir une panoplie de données en temps réel, dont les précipitations et le mouvement des vents.

Avant de lancer une alerte, Amélie Bertrand précise toutefois qu'il est toujours préférable d'avoir une confirmation en provenance du terrain même si, dans le cas d'une tornade, la rotation des nuages est bien visible sur les écrans.

Seulement deux organismes sont autorisés à utiliser le système Québec en Alerte : Environnement Canada et le ministère de la Sécurité publique.

Pour l'instant, les alertes doivent obligatoirement être diffusées à la radio et à la télévision. À compter du 1er avril 2018, elles devront également être envoyées à tous les détenteurs d'un téléphone intelligent.

Une pratique courante

Selon le chasseur de tempêtes Marc Rémillard, membre de l'équipe Québec vortex, il n'est pas rare que les autorités compétentes attendent d'avoir des images en provenance du terrain avant de lancer une alerte.

Un de ses collègues a d'ailleurs contacté Environnement Canada, lundi, quelques minutes avant que l'alerte soit lancée. Marc Rémillard est persuadé que cet appel a influencé la décision de l'agence fédérale.

« Ça doit provenir principalement de ça [notre signalement]. Évidemment, ils ont dû confirmer avec leur radar, ils ont vu la rotation et tout ça, mais c'est sûr que l'observation sur le terrain, même aux États-Unis, c'est souvent comme ça que ça commence », raconte celui qui chasse les tempêtes depuis maintenant 10 ans.

Marc Rémillard se demande toutefois si Environnement n'aurait pas dû diffuser l'alerte de tornade plus tôt, compte tenu de la violence du phénomène qu'il a observé dans Portneuf.

« Ils sont toujours assez conservateurs et j'ai l'impression que c'est pour ne pas faire face à la critique », analyse-t-il.

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