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Les ambulanciers de Chaudière-Appalaches veulent réduire le temps de réponse

Des ambulanciers de Chaudière-Appalaches demandent une réorganisation de leurs horaires, afin, disent-ils, de mieux répondre à la demande.

Les ambulanciers estiment que les délais de réponse sont trop longs en raison du système actuel selon lequel environ 80 % des ambulanciers de la Beauce, de Bellechasse et des Etchemins sont de garde à la maison. Lorsque survient un appel d'urgence, ils doivent se rendre à la caserne pour prendre un véhicule et se diriger sur les lieux de l'intervention.

Pascal Jacques, le président des Travailleurs ambulanciers syndiqués de Beauce Inc. (TASBI), le syndicat qui regroupe les ambulanciers de Chaudière-Appalaches, soutient que le système de fonctionnement actuel a des conséquences sur le service à la population.

« Ça amène un délai d'intervention qui est plus long, faisant en sorte qu'il y a des séquelles sur la morbidité, et la mortalité de la population desservie. Il y a des zones où l'achalandage augmente, la population est vieillissante » souligne-t-il.

Les ambulanciers voudraient plutôt avoir des horaires à l'heure et être dans l'ambulance, prêts à répondre aux appels. Ils croient que le temps de réponse pourrait ainsi être réduit dans certains cas de 7 à 10 minutes par appel.

Des changements coûteux

L'employeur des ambulanciers de Chaudière-Appalaches, CAMBI, estime que modifier les méthodes de travail en gardant les ambulanciers dans les véhicules plutôt que de les laisser sur appel à la maison pourrait faire doubler la masse salariale.

Le directeur général Claude Lachance dit néanmoins appuyer les revendications de ses employés, mais souligne que le service est soumis aux directives du ministère de la Santé de qui il reçoit un budget.

C'est donc le ministère de la Santé qui doit décider ou non de changer les horaires des ambulanciers.

Le syndicat des ambulanciers lance une campagne de sensibilisation avec des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu'un pétition électronique afin de faire pression sur le gouvernement. 

Avec les informations de Jean-François Nadeau

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