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Les citoyens de L'Ancienne-Lorette rejettent à 94 % l'entente sur l'agglomération

À l'instar de leur maire Émile Loranger, les citoyens de L'Ancienne-Lorette refusent d'adhérer à l'entente sur le partage des frais d'agglomération proposée par Québec. Les résultats d'une consultation menée en décembre révèlent que 94 % d'entre eux ont choisi de rejeter l'entente.

Plus de 6000 citoyens se sont prononcés sur l'accord proposé, ce qui représente un taux de participation de plus de 46 %.

Le maire Loranger estime que ce résultat ne peut être plus clair et lui donne les coudées franches pour tenter de négocier une nouvelle entente avec Québec.

« Le message est très clair. C'est indiscutable. Le mandat qu'on a est de continuer à défendre nos intérêts de la meilleure façon possible et ultimement, s'il y a lieu, de se rendre en Cour. »

Le maire Loranger avait vertement décrié l'accord négocié cet automne, mais s'était engagé à consulter les citoyens pour trancher.

« À très court terme, c'était non avantageux et à moyen et long terme, c'était désastreux pour les gens de L'Ancienne-Lorette la signature d'une telle entente. »

Émile Loranger soutient que l'entente propose « une augmentation garantie à vie » de la quote-part, alors que les dépenses d'agglomération seront à la baisse.

Procédure maintenue

Le maire de L'Ancienne-Lorette ouvre la porte à une reprise des pourparlers avec la Ville de Québec. Émile Loranger affirme cependant qu'il ne retirera pas la contestation judiciaire en cours tant qu'une nouvelle entente ne sera pas ratifiée.

« Je ne retirerai pas la procédure tant qu'on n'aura pas signé une entente et qu'on ne l'aura pas entérinée par une loi ou un décret. Si ça arrivait, c'est bien sûr qu'on arrêterait les procédures si c'était acceptable », dit-il.

En novembre, l'administration Loranger avait expliqué à ses citoyens que selon l'entente, la contribution versée par L'Ancienne-Lorette à l'agglomération de Québec diminuerait de près de 300 000 $ annuellement.

Or, le maire Loranger fait valoir que dans les faits, ce sont 46 000 $ qui seraient économisés cette année.

Selon L'Ancienne-Lorette, les démarches judiciaires entreprises contre la Ville de Québec permettraient de récupérer plus de 20 millions versés en trop d'ici 2017. 

Les maires de Québec et de Saint-Augustin-de-Desmaures sont pour leur part satisfaits de l'entente qui permet de prévoir combien les villes défusionnées doivent verser à Québec.

À Saint-Augustin toutefois, les conseillers ont mandaté un expert pour analyser l'entente d'ici la fin janvier.

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