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Les conditions imposées à Anacolor insuffisantes pour certains résidents

Certains résidents du secteur Cap-Rouge, incommodés par les odeurs de peinture, persistent à demander le déménagement de l'usine Anacolor malgré un ultimatum du ministère de l'Environnement qui donne cinq mois à l'entreprise pour réduire de 90 % ses émissions polluantes.

La proximité de l'école primaire Marguerite-D'Youville est le principal facteur qui pousse certains parents à demander le déménagement des installations industrielles. Une pétition en ce sens a d'ailleurs récolté plus de 650 signatures jusqu'à présent.

« On leur donne encore cinq mois, moi je me demande toujours pourquoi on n'arrête pas maintenant. Corrigez , et quand ce sera corrigé, vous repartirez les opérations. Parce que pendant ce temps-là, nous, on subit les effets néfastes », dénonce Catherine Arrouart, établit à Cap-Rouge depuis 2005 et mère de trois enfants.

Bien que les études de la santé publique n'aient pas révélé de danger imminent lié aux émissions d'Anacolor, une autre résidente, Zeina Constantin, souligne que les études de références ont toutes été réalisées sur des populations adultes.

« Il n'y a aucune étude qui a été faite sur une population en bas âge. [...] Je ne veux pas dans 30 ans, me réveiller et me dire, j'aurais dont dû être un peu plus insistante auprès des instances. »

Sa fille de quatre ans fréquente le Centre de la petite enfance (CPE) à proximité de l'usine et n'ira pas à l'école du quartier si le problème n'est pas réglé l'an prochain.

L'école satisfaite

Pour l'instant, le conseil d'établissement de l'école Marguerite-D'Youville ne craint pas de baisse d'inscriptions à l'école en raison des odeurs de peintures.

La présidente, Marie-Ève Plamondon, est heureuse de voir le dossier évoluer dans la bonne direction. « C'est ça qu'on attendait qu'il y ait des mesures atténuantes qui soient imposées. Donc, on espère juste que ce sera réalisé prochainement. »

Si certains résidents du secteur sont sérieusement incommodés par les odeurs de peinture, elle assure que les élèves et le personnel de l'école n'ont pas subi de malaise lié aux émanations.

Anacolor pourrait demander des modifications

Par voie de communiqué, l'entreprise Anacolor se réjouit de constater que le ministère de l'Environnement lui a remis un certificat d'autorisation pour poursuivre ses activités.

Le document ne fait aucune mention de l'obligation de réduire les émissions d'ici cinq mois, mais l'entreprise s'engage à poursuivre sa collaboration avec le ministère. « Elle soumettra à ce titre certaines demandes de modification ou de précision des autorisations obtenues », peut-on lire dans le communiqué.

Anacolor souligne aussi qu'elle entend participer activement à la création d'un comité de liaison pour faciliter la communication avec les résidents du secteur.

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