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Les doctorants en psychologie réclament une rémunération

Les doctorants en psychologie poursuivent leur bataille dans le but d'être rémunérés lors de leur internat. Une première proposition salariale a été déposée au ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Cette action fait suite à la décision de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) de boycotter les stages et les internats, dès septembre, s'ils n'obtiennent pas de rémunération à la dernière année de leur parcours universitaire. 

« Pendant l'internat, on estime qu'on fait à peu près 80 % du travail d'un psychologue. On a développé une très belle autonomie », fait valoir Eddy Larouche, président de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie.

Conscient des impacts que ce boycott pourrait avoir sur l'accès à un psychologue dans le réseau public, le cabinet du ministre de la Santé a demandé à la FIDEP de déposer une proposition afin d'entamer des pourparlers.

Selon la Fédération, environ 12 000 patients pourraient être privés d'un suivi psychologique si le litige n'est pas réglé d'ici septembre.

La volonté de la FIDEP est toutefois d'améliorer le système de santé à long terme en attirant plus de psychologues dans le réseau public. « Pour ce faire, il faut soulager les doctorants qui sont à l'université depuis 7 à 8 ans d'un certain fardeau financier et les reconnaître dans leur travail », affirme le président de la FIDEP.

La Fédération ne veut pas dévoiler le contenu de sa proposition. Le Québec est la seule province au Canada où les doctorants en psychologie n'obtiennent pas de salaire durant leur internat. La rémunération moyenne au Canada est de 31 000 $ par année.

Recommandations à l'automne

Le cabinet du ministre de la Santé confirme avoir reçu la proposition des doctorants. Une réflexion est également en cours au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Luc Granger, professeur émérite au département de psychologie et ancien président de l'Ordre des psychologues du Québec, a été mandaté par la ministre Hélène David pour évaluer les demandes des doctorants en psychologie.

M. Granger doit déposer ses recommandations à l'automne aux deux ministères. 

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