Retour

Les élections scolaires défendues par des commissaires de partout au pays

Les commissions scolaires du Québec obtiennent un appui inespéré dans leur bataille contre le gouvernement Couillard qui veut abolir les élections scolaires et les conseils des commissaires. Profitant de la rentrée scolaire, leurs collègues des autres provinces canadiennes sont venus dire que ce serait une erreur.

« L'ensemble de nos collègues, commissaires du Canada, autant anglophones que francophones, se joignent à nous pour dire : "On vous supporte" », se réjouit Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).

Le Nouveau-Brunswick a aboli les élections scolaires pendant cinq ans avant de les rétablir en raison des nombreuses plaintes des parents.

Or, l'intention du ministre de l'Éducation, François Blais, de mettre fin à la démocratie scolaire est inacceptable, martèle Josée Bouchard.

Le ministre a dit en avril dernier que le taux de participation anémique au dernier scrutin scolaire était la preuve que le modèle actuel de démocratie scolaire est désuet et qu'une nouvelle structure doit être implanté.

Le taux de participation, qui a été de 8 % lors du scrutin de 2007, est descendu sous la barre des 5 % (4,86 % dans l'ensemble de la province) en novembre dernier.

À ce moment, la présidente Josée Bouchard avait reconnu que la démocratie scolaire devait être réformée, « mais non éliminée ».

Les journées de grève, « on va regarder ça ».

Mme Bouchard a également fait savoir que la FCSQ prend acte des déclarations de certains syndicats de tenir des journées de grève afin d'obtenir ce qu'ils réclament aux tables de négociation.

Elle assure que les commissions scolaires prendront toutes les mesures permises par la loi pour atténuer les ennuis qui seront causés aux parents.

« Dans les prochains jours, on va regarder ça. On comprend que les syndiqués ont des droits, ils ont ce droit aussi de faire la grève », affirme la présidente de la FCSQ.

« On veut le plus possible être dans une relation de respect, mais notre préoccupation première, c'est de s'assurer que tous nos élèves vont être en sécurité et que tout va bien se passer », a-t-elle ajouté.

La Fédération autonome de l'enseignement, qui représente 34 000 enseignants, tiendra une première journée de grève le 30 septembre.

Plus d'articles

Commentaires