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Les employés de l'hôtel Pur répliquent avec un mandat de grève

Deux jours après le décret d'un lock-out par la direction de l'hôtel Pur, les employés répliquent. Réunis en assemblée générale, dimanche, les 125 travailleurs de l'établissement ont voté en faveur d'un mandat de grève générale illimitée à 91 %.

« On considère que c'est un lock-out sauvage, lance Ann Gingras, présidente du Conseil central de la CSN Québec-Chaudière-Appalaches [...] Les gens sont assez fâchés de la décision de l'employeur de procéder à un lock-out. »

Même si le lock-out de l'employeur s'applique toujours, les travailleurs dresseront des piquets de grève devant l'entrée de l'hôtel dès lundi matin.

Ann Gingras explique que le mandat dont se sont dotés les employés leur permettra de maintenir un rapport de force avec la direction.

Tout de suite après le vote en faveur d'un mandat de grève, le syndicat devait entrer en contact avec le conciliateur dans ce dossier. Les employés attendent maintenant de voir quelle sera la réponse de l'employeur.

Les négociations n'étaient pas rompues, déplore le syndicat

Ann Gingras rappelle que malgré le rejet de l'offre finale de la direction par 86 % des employés, jeudi soir, les négociations n'étaient toujours pas rompues au moment où le lock-out a été décrété, vendredi soir.

« Les discussions étaient toujours en cours alors on comprend encore plus mal la décision de l'employeur de procéder à un lock-out », dit Ann Gingras.

Les négociations entre la partie patronale et la partie syndicale achoppent sur la question des conditions de travail.

La partie patronale offre des hausses de salaire oscillant entre 2 % et 4 % pour les cinq prochaines années, mais la partie syndicale affirme que certaines propositions de l'employeur constituent un recul.

La direction rétorque que les demandes des travailleurs sont déraisonnables et mettraient en péril la sécurité financière de l'entreprise.

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