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Les enseignants devront remettre des bulletins

Les enseignants de toutes les commissions scolaires de la Capitale-Nationale fourniront les notes pour la remise des bulletins de première étape. Les syndicats se soumettront à l'ordonnance de la Commission des relations du travail qui ordonnait à neuf commissions scolaires d'entrer les notes dans les systèmes informatiques.

Même si la requête ne visait pas les commissions scolaires de la Capitale et des Navigateurs, les représentants syndicaux affirment que les enseignants de toutes les commissions scolaires de la région se plieront à la décision.

Les bulletins devraient être remis vers le 25 novembre plutôt que le 9 décembre comme prévu.

Le tribunal a donné ainsi raison aux commissions scolaires, qui affirment que le bulletin est un service essentiel pour les parents et les élèves. Afin de faire pression sur le gouvernement, les enseignants avaient choisi de remettre les notes d'étape oralement.

« C'est une bonne nouvelle », dit le président de la commission scolaire des Premières-Seigneuries, René Dion.

La commission scolaire a reçu plusieurs plaintes de parents dans les derniers jours. « Beaucoup de parents se disaient inquiets parce que le bulletin c'est l'outil principal. Les parents se demandaient quoi faire si jamais leurs enfants éprouvaient des difficultés. »

Déception chez les syndicats

Les syndicats ont pris acte de la décision de la Commission des relations du travail, mais se disent déçus. Selon eux, le service aux élèves a toujours été maintenu.

« C'est sûr qu'on est pas très heureux de cette décision-là, parce que pour nous, les notes étaient quand même données aux parents de manière manuelle ou manuscrite lors des réunions de parents » , affirme Jocelyn Noël, le président du syndicat de l'enseignement des Deux Rives.

Les syndicats estiment cependant que les moyens de pression ont eu un impact. « Ce qu'on voulait bloquer c'était l'administration. On a quand même atteint notre objectif parce que nous avons dérangé », dit Denis Simard le président du Syndicat de l'enseignement de Québec.

Les syndicats disent continuer de défendre le service aux élèves et interpellent les commissions scolaires. « Notre plus grande déception c'est qu'on défend le service à l'élève. Où sont les commissions scolaires lorsque vient le temps de dénoncer le manque de service pour les élèves ? On ne les entend pas sur la place publique », affirme Denis Simard.

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