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Les experts de la haute voltige à Québec pour conclure leur saison olympique

Après une saison chargée en émotions, où ils ont représenté le Canada aux Jeux olympiques de Pyeongchang, Maxence Parrot, Laurie Blouin, Kim Lamarre et Alex Bellemare débarquent au Jamboree de Québec pour conclure la saison de Coupe du monde de grand saut (Big Air).

Un texte de Jean-Philippe Martin

L'événement, 100 % urbain est présenté pour une première fois au printemps. Il débute officiellement jeudi sur le site de l’Îlot Fleurie, en Basse-Ville de Québec. Les séances de qualifications auront lieu jeudi et vendredi. Les finales se dérouleront samedi.

En tout, 70 athlètes, planchistes et skieurs acrobatiques, dont 17 participants qui reviennent tout juste des Jeux olympiques de Pyeongchang seront présents pour cette épreuve sanctionnée par la Fédération internationale de ski (FIS).

Pour les athlètes québécois, cette compétition est une rare chance de s’élancer devant famille et amis.

Éliminer la pression

Laurie Blouin de Stoneham apprécie l’occasion, mais elle avoue ressentir toujours plus de pression lorsqu’elle s’exécute devant les siens.

« Je ne sais pas pourquoi. C’est mon subconscient, explique la jeune femme. Moi-même, je me mets de la pression et je ne devrais pas en avoir. Je vais parler avec ma psychologue sportive pour établir un plan pour enlever de la pression et avoir du plaisir. »

La médaillée d’argent des Jeux de Pyeongchang souhaite retrouver l’attitude qui lui a permis de monter sur le podium à l’épreuve de la descente acrobatique (slopestyle) le mois dernier aux JO.

Parrot en contrôle

Laurie Blouin pourrait demander quelques conseils à son coéquipier de l’équipe nationale, Maxence Parrot.

Ce dernier, aussi médaillé lors des derniers Jeux d’hiver, dit être en parfait contrôle lorsqu’il se présente au départ de la piste.

« La pression, je la gère très bien, répond le vice-champion olympique du slopestyle. Ce qui est drôle, c’est qu’une petite compétition sur le bord de la rue ou les Olympiques ou le Jamboree, mon niveau de stress est le même. Juste parce que je veux toujours performer à mon meilleur. »

Un saut de 70 m de hauteur

Les participants s’attaqueront à un saut plus imposant cette année. Selon le concepteur de la rampe, Maxime Héneault, il sera plus facile pour les skieurs et planchistes de gagner de l’altitude.

« On voulait que ça "kick" un peu plus que les années passées. On a ajouté environ 24 pouces de hauteur au saut pour s’assurer que ce soit plus facile de se rendre dans l'atterrissage. »

Le saut sera toutefois moins imposant que celui des Jeux de Pyeongchang, où les plus téméraires pouvaient tenter des manoeuvres plus complexes.

En Corée du Sud, Maxence Parrot avait tenté un saut avec 1800 degrés de rotation ou cinq rotations complètes.

Le planchiste de Bromont tient à rassurer les spectateurs qui se réuniront au centre-ville de Québec: il croit être en mesure de tenter un saut avec quatre rotations et demie.

« C’est certain que le saut est un peu moins gros qu’à Pyeongchang. Il manque un peu d’espace, mais le saut est quand même très beau. Au niveau des manoeuvres, ça ne va pas nous empêcher de faire de gros sauts », conclut-il.

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