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Les gens d'affaires de Québec boudent leur débat électoral

La Chambre de commerce et d'industrie de Québec a annulé le débat à saveur économique qui devait avoir lieu entre quatre candidats aux élections fédérales, faute d'un nombre d'inscriptions suffisantes. 

Les gens d'affaires de Québec ont boudé l'événement prévu, hier midi, au théâtre Le Capitole. À peine une cinquantaine de membres avaient annoncé leur participation.

Ce manque d'intérêt surprend le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Québec (CCIQ). « Normalement, on aurait dû avoir 200, 300 personnes et même manquer de place. C'est ce qu'on anticipait. C'est vraiment surprenant », constate Alain Aubut.

La CCIQ cherche une explication. Alain Aubut croit que l'absence de plateforme en matière économique « hors des grands enjeux déjà évoqués » pourrait expliquer le désintéressement de la communauté d'affaires de Québec.

Les partis ont pris position sur les dossiers prioritaires de la Ville, comme les investissements au port de Québec et le centre de prédédouanement à l'aéroport. Pourtant, d'autres enjeux économiques existent dans la région, fait valoir M. Aubut.

« On parle de l'immigration, du commerce électronique, de globalisation des marchés. On a vu la crise des taxis avec Uber, Airbnb pour la location d'appartements. Il y a des enjeux sur lesquels le politique peut jouer un rôle, et on a besoin de support politique à ce moment-là. »

Une première

Le débat devait réunir le conservateur Gérard Deltell (Louis-Saint-Laurent), le libéral Claude Boucher (Lévis-Lotbinière), le néo-démocrate Daniel Caron (Louis-Saint-Laurent) et le bloquiste Charles Mordret (Québec).

Le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, invité à poser des questions lors du débat, croit que le manque de notoriété des candidats - à l'exception de Gérard Deltell, un ex-député caquiste - peut expliquer l'indifférence des gens d'affaires. « Avec les questions que nous avions, je ne suis pas convaincu qu'on aurait eu un contenu intéressant. Peut-être que ça a joué dans la balance », dit-il.

Les gens d'affaires devaient débourser une cinquantaine de dollars pour y assister. Le président de la CCIQ ne croit pas que ces frais soient en cause, mais Pierre Dolbec admet qu'il n'aurait peut-être pas payé pour entendre ces candidats.

Le néo-démocrate Daniel Caron est déçu de l'annulation de l'événement. « Ça m'a surpris beaucoup quand on m'a informé de ça. Les débats sont une autre plateforme où on peut se renseigner. Il y a une dynamique entre les différents candidats qui peut apporter un certain éclairage », souligne-t-il.

Avec une cinquantaine d'inscriptions seulement, la Chambre de commerce ne couvrait pas ses frais.

L'organisation sondera ses membres pour obtenir leurs explications. C'est la première fois que la Chambre de commerce annule un événement semblable.

Les précédents débats organisés dans le cadre de campagnes électorales municipales et provinciales ont toujours suscité un grand intérêt.

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