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Les hockeyeuses dans un cul-de-sac après le collégial à Québec

Les joueuses des Titans de Limoilou ont remporté, la semaine dernière, leur 4e championnat provincial en cinq ans. Le talent des hockeyeuses de la région est indéniable, mais les joueuses qui terminent le cégep sont forcées de s'exiler à Montréal, ou ailleurs, si elles veulent jouer dans une équipe universitaire.

« Il y a déjà quelques filles qui sont parties à Montréal, mais c'est parce qu'elles n'avaient pas le choix. Si on avait une équipe [universitaire], elles seraient restées ici c'est sûr », raconte Annie Germain, une attaquante des Titans.

Il n'existe pas de programme de hockey, féminin ou masculin, à l'Université Laval. Les joueuses qui choisissent de poursuivre leur carrière de hockeyeuse se retrouvent ainsi bien souvent dans un programme d'une université anglophone.

L'entraîneur-chef des Titans, Pascal Dufresne, déplore un manque de place pour les joueuses francophones. « On n'est pas capable de les placer. Beaucoup vont étudier en anglais et beaucoup vont arrêter de jouer au hockey féminin. »

L'entraîneur souligne que le monde du hockey féminin est beaucoup plus développé à Montréal, avec trois programmes universitaires. Deux universités d'Ottawa ont aussi des équipes de hockey féminin.

À l'Université Laval, le directeur du Service des activités sportives du Rouge et Or est ouvert à la création d'une équipe féminine, mais le financement pose problème.

« On parle presque d'un demi-million par équipe alors c'est beaucoup d'argent, précise Christian Gagnon. Je veux me donner quelques années pour bien partir ça au niveau de l'aspect financier. »

Avant même de se pencher sur la question d'accueillir une équipe de hockey au Rouge et Or, l'Université Laval devra d'abord rénover son aréna, un projet évalué à 2,5 millions de dollars.

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