Retour

Les hostilités sont lancées dans la région de Québec

Les pancartes électorales se font de plus en plus nombreuses et colorées dans la région de Québec, où les hostilités semblent avoir commencé dimanche avec les propos du chef conservateur Stephen Harper qui était de passage dans la capitale.

S'adressant à une foule partisane, le premier ministre sortant a déclaré : « Je pensais avoir vu le groupe de députés le plus futile avec les grosses députations du Bloc, mais on n'avait rien vu, les cônes orange sont arrivés en 2011. »

La candidate néo-démocrate Annick Papillon n'est pas restée muette. Elle a rétorqué lundi que « M. Harper n'a pas intérêt à être négatif ».

« C'est insultant pour tout le monde, mais c'est d'abord insultant pour tous ceux qui se sont déplacés pour aller voter en fonction de leurs valeurs et de leurs convictions et ça, c'est leur manquer de respect profondément. »

Ces flèches décochées les uns contre les autres reflètent un autre signe que la campagne électorale ira en s'intensifiant de semaine en semaine.

Le paysage était parsemé la semaine dernière des pancartes orange des candidats néo-démocrates. Depuis lundi, on peut aussi apercevoir les couleurs des candidats libéraux et conservateurs. 

Stéphan Viau, ancien organisateur politique, juge que « c'est un bon moment pour installer les pancartes ».

« Le 10 août marque un retour des vacances pour la majorité des gens. Donc, on peut s'attendre à une plus grande réceptivité à partir de maintenant », croit-il.

Du côté du Bloc québécois, les pancartes se font toujours attendre dans la région de Québec.

Affiches 101

Selon Stéphan Viau, l'affiche en tant que telle ne fait pas gagner de votes, mais contribue à augmenter la notoriété du candidat. « C'est la partie la plus importante parce que la majorité des candidats sont des gens qui ne sont pas connus », explique-t-il.

Le plus important sur une affiche, ajoute-t-il, est le nom de famille du candidat. « C'est pour ça qu'il est toujours en grosses lettres et en majuscules, parce que sur les bulletins de vote, c'est le nom de famille du candidat qui est le premier mot qu'on va lire », insiste Stéphane Viau.

Plus d'articles

Commentaires