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Les infirmières de Québec dénoncent à leur tour les conditions de travail

Une soixantaine de membres du Syndicat des professionnels en soins de la Capitale-Nationale (FIQ-SPSCN) se sont invités au conseil d'administration du Centre intégré universitaire de santé et services sociaux de la Capitale-Nationale, mardi soir. Les infirmières ont lancé un véritable cri du coeur.

« Nos infirmières aussi sont épuisées, nous voulions dénoncer la situation », explique Patricia Lajoie, présidente de la FIQ-SPSCN.

Malgré l'ouverture démontrée par le ministre Gaétan Barrette, mardi en fin de journée, la présidente se dit sceptique quant à la capacité du gouvernement d'améliorer les conditions de travail de ses membres.

Elle explique recevoir régulièrement des appels d'infirmières qui vivent des situations stressantes.

« On voit des situations épouvantables et beaucoup de temps supplémentaire. Les gens s'en vont en maladie, ils sont fatigués », explique-t-elle.

La présidente du syndicat explique qu'il y a « plus de patients à s'occuper avec moins de moyens ». Une situation ressentie aussi par les proposés aux bénéficiaires.

« On souhaite qu'il y ait des changements, car ça devient lourd. On le ressent dans tout l'hôpital », affirme Roger Dostie, un préposé aux bénéficiaires rencontré mercredi aux abords de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus.

Patricia Lajoie affirme que des infirmières doivent même occuper les fonctions d'agent de sécurité en raison des compressions, une situation jugée « inacceptable ».

« On demande même à l'infirmier de nuit de faire les tâches que faisait l'agent de sécurité. Nos 72 patients sont laissés à eux-mêmes; c'est inhumain », s'insurge-t-elle.

Mise au point de la direction

Le président-directeur général du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Michel Delamarre, dit être conscient que certaines équipes vivent des surcharges de travail.

« On comprend très bien qu'avec la situation du personnel, il peut avoir des quarts de travail où l'équipe est amputée et ça amène une charge supplémentaire pour les employés », reconnaît-il.

Il explique que plus de 2000 personnes ont été recrutées dans la dernière année.

« On a actuellement des stratégies de recrutement qui sont agressives. On veut s'assurer de recruter au maximum, mais force est de constater qu'il y a encore des besoins non couverts. »

Des rencontres entre les parties syndicales et patronales sont prévues avec les équipes d'ici les prochains mois.

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