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Les journalistes pourront « tweeter » au tribunal

Les journalistes et avocats du Québec peuvent maintenant, sans quitter les salles d'audience, utiliser leurs téléphones cellulaires pour envoyer des courriels et des messages sur les réseaux sociaux.

La nouvelle réglementation est entrée en vigueur jeudi, confirme Mario Tremblay, juge en chef associé à la Cour du Québec. Cette règle s'applique en Cour supérieure, en Cour du Québec et en Cour d'appel. « Les trois cours au Québec ont convenu d'adopter les mêmes lignes directrices », précise le juge.

Depuis quelques années, les tribunaux procédaient au cas par cas. Certains procès pouvaient être médiatisés sur les réseaux sociaux directement de la salle d'audience, comme ce fut le cas pour le procès de l'ex-juge Jacques Delisle.

Or aujourd'hui, la règle s'inverse. Tous les procès pourront être médiatisés de l'intérieur sur les réseaux sociaux, sur Twitter notamment, sauf si un juge émet une ordonnance l'interdisant. « Avant, c'était l'interdiction sauf avec une autorisation. Maintenant, c'est une autorisation sauf une restriction », explique je juge Tremblay.

Les citoyens qui assistent aux audiences ne seront toutefois pas autorisés à faire de même. Cette permission ne s'applique qu'aux journalistes et aux avocats. Le juge Mario Tremblay explique que cette limitation assure qu'aucune ordonnance ne sera brisée par une personne qui ne connaîtrait pas les procédures complexes du système judiciaire.

Malgré cette ouverture, le juge Tremblay estime que les journalistes devront faire preuve de prudence lors de l'utilisation des médias sociaux. « On continue de croire que d'émettre des courts messages de 140 caractères, ce n'est pas la meilleure façon de représenter la complexité d'un procès », conclut-il.

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