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Les juristes feront une contre-proposition à la dernière offre de Québec

Le gouvernement donnait aux membres de LANEQ (Les avocats et notaires de l'État québécois) jusqu'à 17 heures pour donner une réponse à leur dernière offre. Les juristes ont annoncé qu'ils feront une contre-proposition. Les négociateurs des deux partis se rencontreront en début d'après-midi samedi.

LANEQ a annoncé qu'elle présentera sa contre-proposition à la table de négociation.

Les changements apportés dans la nouvelle offre gouvernementale, déposée jeudi, sont de deux ordres.

D'abord, le gouvernement ferait passer l’augmentation de salaire de 2 % à 2,1 % la cinquième année.

En ce qui a trait à une autre demande des juristes, l'offre prévoit qu'un comité responsable d’étudier leur statut sera mis sur pied dans les 60 jours après la signature de la convention collective. Ce comité sera formé de trois personnes, et devra rendre un rapport. Un des membres du comité sera nommé par le syndicat des juristes (LANEQ), l'autre par le gouvernement.

Quant à la troisième personne, dans l'offre précédente, elle était nommée par le gouvernement si les parties ne s’entendaient pas. Avec la nouvelle offre, si les parties ne s'entendent pas sur le choix de ce troisième membre, il sera nommé par le gouvernement, après consultation d'un juge de la Cour supérieure.

En mêlée de presse cet après-midi, le premier ministre Couillard a laissé pointer l'impatience de l'État. « Moi j’ai encore espoir qu’on va regarder l’offre. On va bien regarder les chiffres. S’il y a des explications à donner, [on va] appeler monsieur Moreau et [...] la décision de retour au travail sera prise. Dans l’autre éventualité, on verra ce qu’il faudra faire, mais il est clair que le conflit commence à avoir des impacts importants sur le fonctionnement de l’État », a-t-il dit.

Le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, a pour sa part été catégorique. « C’est une grève qui est complètement inexplicable, si ce n’est que par le refus du gouvernement libéral de respecter ses juristes. Je pense qu'il n'y a aucune nécessité d’avoir une loi spéciale. Il n’a qu'à offrir aux juristes la parité avec les autres. Ils vont dire oui, ils vont rentrer. »

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