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Les parcs à chiens ne sont pas une priorité à Lévis

Même s'il y a plus de 9500 chiens à Lévis, l'aménagement d'un parc canin n'est « pas une priorité » pour le maire Gilles Lehouillier.

Le dossier a rebondi lors de la dernière séance du conseil municipal, lundi dernier. Solange Bélanger, une résidente du secteur de Bienville, a profité de la période de questions pour réitérer sa demande d’aménager un parc à chiens à Lévis.

« En 2013, M. [le conseiller Robert] Maranda est entré chez moi. On a discuté. Il m’a dit : "Si on est au pouvoir, mon dossier est prêt, je le dépose en janvier 2014." On est à la veille du 1er septembre 2017 et je n’ai toujours pas de parc à chiens à Lévis », se désole-t-elle.

En ce moment, il est interdit de laisser un chien sans laisse sur le territoire de Lévis.

Seul le Lieu historique national des Forts-de-Lévis, sous gestion fédérale, tolère cette pratique en dehors de ses heures d’ouverture. Une vingtaine de propriétaires de chien s’y retrouvent chaque soir.

L’endroit n’est toutefois pas adapté et sécuritaire, selon Solange Bélanger. « C’est dangereux. Si le chien traverse la petite clôture en bois, il se retrouve sur le boulevard Guillaume-Couture et il peut causer un accident », s’inquiète-t-elle.

D'après les données fournies par la Ville de Lévis, 9500 permis pour chien ont été octroyés en 2016. À Québec, où 19 037 permis ont été accordés en 2016, on trouve deux parcs canins.

« Pas prioritaire »

Le maire Gilles Lehouillier a affirmé que ce dossier n’était « pas prioritaire ».

« On ne l’a pas placé encore dans le programme triennal d’immobilisation. Ce n’est pas une priorité », a-t-il répondu.

Gilles Lehouillier explique que l’aménagement d’un parc à chiens est « un dossier qui a l’air simple, mais qui est assez complexe ».

« La problématique, c’est les coûts reliés à l’implantation d’un tel parc à chiens, puisqu’il faudrait desservir en aqueduc et ça couterait une fortune », ajoute-t-il.

Solange Bélanger croit que la Ville pourrait aménager un parc canin temporaire le temps de trouver une solution permanente.

« Tous les propriétaires de chien, on traîne les bouteilles [...] Je demande à monsieur le maire de nous fournir seulement des poubelles avec un parc clôturé », note Solange Bélanger.

Gilles Lehouillier assure que la Ville analysera s’il est possible d’utiliser un des 225 parcs urbains déjà existants pour y ajouter une section destinée aux chiens.

« Est-ce qu’on va aller vers des parcs à chiens? On va discuter avec l’équipe pour la prochaine campagne électorale et on verra », a conclu le maire.

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