Retour

Les pitbulls bannis à Québec dès le 1er janvier

Les pitbulls seront interdits sur le territoire de la ville de Québec dès le 1er janvier 2017.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, en a fait l'annonce jeudi matin, en précisant que ceux qui possèdent actuellement un pitbull auront six mois pour se départir de leur bête.

« Même si le pitbull n'a jamais mordu, même s'il est jugé gentil, le propriétaire a six mois pour s'en débarrasser. Il est considéré comme un chien dangereux de facto », tranche le maire. 

Le nouveau règlement, adopté mercredi soir par le comité exécutif de la Ville, expose les propriétaires de pitbulls à des amendes pouvant varier de 150 $ à 2000 $. La Ville se garde le droit de saisir l'animal et de le mettre à la fourrière.

« C'est un peu laborieux, ça prend même un ordre de la cour éventuellement, alors on espère que le gouvernement nous aide un peu avec ça », lance le maire. 

Vendredi dernier, le maire Labeaume avait affirmé qu'il souhaitait légiférer rapidement dans le dossier des pitbulls, à la suite d'une attaque mortelle à Pointe-aux-Trembles. Le maire estime avoir « réfléchi en père de famille face à cette problématique ».

« J'ai posé la question autour de moi et tout le monde me dit qu'ils ne veulent pas de pitbulls dans leur environnement. Un moment donné, c'est juste le bon sens », croit le maire. 

307 pitbulls détiennent un médaillon d'identification à Québec, sur un total de 60 000. 

Mécontentement sur Facebook

La nouvelle, d'abord annoncée au moyen d'une courte vidéo sur la page Facebook du maire Labeaume, n'a pas mis de temps à soulever les passions dans les réseaux sociaux.

Trois heures après la publication de l'annonce, plus de 3000 personnes avaient exprimé leur mécontentement par rapport à la nouvelle réglementation sur la page du maire, tandis que 900 autres étaient en faveur.

Le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, a de son côté indiqué que le gouvernement provincial comptait intervenir, d'une manière ou d'une autre, et plus tôt que tard.

Une rencontre du groupe de travail a eu lieu mercredi, et la cadence devrait s'accélérer au cours des prochaines semaines.

« On va donner des orientations, très, très, très claires » en vue de régler le problème particulier des pitbulls et dans une perspective plus large celui des chiens réputés dangereux.

Les villes de Lévis et de Saint-Augustin ont déjà adopté des règlements visant l'interdiction des pitbulls. 

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine