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Les pompiers contre la fusion des services des incendies à Stoneham

Les pompiers de Stoneham ne voient pas d'un bon oeil la fusion des services des incendies avec les municipalités de Sainte-Brigitte-de-Laval et de Lac-Beauport, annoncée au début de novembre par les maires des trois municipalités.

D'après les informations de Jean-François Nadeau

Les pompiers déplorent ne pas avoir été consultés sur ce projet de fusion. Diane Laberge, qui parle au nom de ses collègues du Service de la sécurité incendie de Stoneham, reproche aux maires de travailler en vase clos. Les pompiers de Lac-Beauport et de Sainte-Brigitte-de-Laval ne seraient pas d'accord non plus avec ce projet.

L'annonce officielle de la fusion prévue pour 2016 a eu lieu le 4 novembre dernier, mais les pompiers n'ont été avisés que le lendemain par la direction générale de la Ville de Stoneham.

« Pour nous, ç'a été la totale surprise étant donné qu'on n'avait pas été avisé, ni consulté. Cette annonce-là a été une commotion chez nous », affirme Diane Laberge.

Même le directeur du service n'était pas au courant. 

Les trois conseillers de l'équipe du maire de Stoneham ont aussi claqué la porte du parti à la suite de cette annonce en reprochant à Robert Miller de faire cavalier seul.

Une question de sécurité

Avec un territoire qui représente déjà 685 kilomètres carrés à couvrir, les pompiers de Stoneham craignent que les délais de réponse soient prolongés si on y ajoute les secteurs de Sainte-Brigitte-de-Laval et de Lac-Beauport.

« Il n'y a aucune logique dans cette décision-là; on va passer à un temps de réponse qui va dépasser les 30 minutes », affirme Diane Laberge.

Les pompiers craignent également des fermetures de casernes et mentionnent que des tensions enveniment actuellement le climat de travail au Service de protection contre l'incendie de Lac-Beauport, notamment.

Le maire de Stoneham, Robert Miller, affirme au contraire que l'objectif de la fusion est de rendre les services incendies plus efficaces et d'économiser en répartissant les coûts des nouveaux équipements entre les trois municipalités.

Le maire Miller croit aussi que la fusion va permettre de faciliter le recrutement de nouveaux pompiers volontaires.

« Il y a des territoires pas mal plus vastes que le nôtre qui ont regroupé leurs services incendies et qui réussissent très bien », dit-il.

Une consultation à venir

Le maire Robert Miller rappelle que le plan de couverture sur le nouveau territoire devra être soumis au gouvernement du Québec en cas de fusion. La sécurité des citoyens sera en prise en compte, assure-t-il.

Quant à la décision de ne pas informer les pompiers des pourparlers en cours avec les autres maires, Robert Miller affirme qu'il s'agit d'une décision politique.

« Il y a des décisions qui doivent faire l'objet d'une réflexion politique. À partir du moment où les trois maires ont convenu qu'on avait un intérêt à se regrouper, là, on amorce une démarche. »

Une étude plus vaste sera réalisée et les états-majors des pompiers seront consultés, promet le maire.

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