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Les remparts de Québec se refont une beauté aux marteaux-piqueurs

De nombreux festivaliers constatent avec surprise que les fortifications situées près de la porte Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, tombent petit à petit sous le pic des marteaux-piqueurs. Rassurez-vous, l'objectif de ces travaux est d'offrir une cure de jouvence aux remparts.

Certaines parties des fortifications ont été érigées dès le XVIIe siècle. L’âge et la rareté des remparts de Québec, seule ville d’Amérique fortifiée au nord de Mexico, lui valent d’ailleurs leur statut de patrimoine mondial de l'UNESCO.

Ottawa a injecté quelque 52 millions de dollars depuis 2014 pour que les remparts maintiennent une belle mine. Pour ce faire, des travaux majeurs de restauration doivent être effectués tous les 50 ans, soutient Jean Lévesque, chargé de projet chez Parcs Canada.

Minutie

Les ouvriers doivent faire preuve de beaucoup de minutie lors de travaux sur un monument historique afin de respecter le patrimoine.

« On va déconstruire le mur en identifiant chacune des pierres [par un numéro], ajoute M. Lévesque. Puis, on va reconstruire le noyau abîmé. Les pierres en bonne condition seront conservées et remises dans le mur. Les pierres en moins bonne condition seront taillées aux mêmes dimensions que celles d’origine et replacées dans le mur. »

Technologie et histoire font par ailleurs un heureux mélange dans un projet comme celui-ci. Des recherches historiques sont notamment effectuées pour comprendre dans quel contexte les remparts ont été construits, indique Jo-Anick Proulx, gestionnaire au département des ressources culturelles chez Parcs Canada.

Dans le décor du Festival d'été

Les marteaux-piqueurs feront donc partie du décor tout au long du Festival d’été de Québec. Le chantier dans ce secteur appelé la Croix du Sacrifice perdurera jusqu’à l’automne 2018.

Les travaux sur l’ensemble des remparts s’échelonneront pour leur part jusqu’au printemps 2020.

D'après les informations de Marie-Michelle Lacroix

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