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Les résidents des Habitations du Trait-Carré pourraient se débarrasser des Pokémon

Des résidents des Habitations du Trait-Carré, dans Charlesbourg, pourraient avoir gagné leur bataille contre Pokémon Go. Après des semaines de désagréments, le concepteur du jeu a déclaré qu'il allait modifier les bornes virtuelles de l'application qui attirent chaque soir des adeptes tout près de chez eux.

Depuis la mi-juillet, jusqu'à une centaine de chasseurs de Pokémon se réunissent tous les soirs sur le terrain de ce complexe d'Immeubles populaire de Québec, boulevard Louis-XIV, ce qui perturbe la quiétude des résidents.

Bien malgré eux, ces derniers se trouvent tout près d'un PokéStop et d'une arène, des lieux du jeu de réalité augmentée où l'on peut récupérer des objets et mener des combats.

« Les gens arrivaient en famille avec leur chaise, leur couverture, puis ils s'installaient sur notre terrain. Ils jouaient aux Pokémon pendant des heures, jusqu'à tard en soirée et en début de nuit », raconte Jean-Yves Parent, directeur général de l'immeuble, qui comprend une quarantaine de logements pour personnes âgées autonomes.

Depuis une dizaine de jours, il a même décidé d'engager un agent de sécurité pour éloigner les chasseurs de Pokémon de son terrain.

Une de ses employés avait contacté par courriel le concepteur du jeu, Niantic, le 25 juillet pour tenter de remédier à la situation. Elle a reçu un message, vendredi matin, lui annonçant que l'entreprise allait « supprimer ou apporter des modifications au PokéStop et à l'arène en question ».

Vérifications faites en après-midi, les bornes virtuelles n'avaient toutefois pas disparu de la carte du jeu. La direction d'Immeuble populaire de Québec espère que les modifications seront apportées sous peu.

« Le problème de fond de cette organisation-là, c'est qu'ils placent des Pokémon sur les propriétés privées. Les gens qui sont des mordus de ce phénomène-là, ils ne distinguent pas trop la propriété privée et ils s'installent où ils veulent. On n'a jamais été consultés pour ça », déplore M. Parent.

Jean-Yves Parent doit payer une facture de 150 $ environ par jour pour l'embauche d'un gardien de sécurité.

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